Nick Cousins ne sait pas encore où il jouera avec le Canadien la saison prochaine, mais il sait ceci : il peut jouer à toutes les positions en attaque.

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

« C’est drôle parce que tout le monde me demande où je préfère jouer, et vraiment, je n’ai aucune préférence », a expliqué l’attaquant de bientôt 26 ans en entrevue téléphonique avec La Presse, hier soir.

« La saison dernière, j’ai joué au centre, à l’aile gauche et à l’aile droite. Il y a des bons et des moins bons côtés à toutes les positions, mais moi, j’irai où on me dira d’aller. »

Cousins, acquis par le Canadien vendredi à titre de joueur autonome, a eu une brève discussion avec le directeur général, Marc Bergevin, et l’entraîneur-chef, Claude Julien, au moment de son embauche. C’est une décision qui l’a pris par surprise parce qu’il ne savait rien de l’intérêt du Canadien à son endroit.

Je suis conscient qu’il y aura énormément de compétition au camp d’entraînement pour un joueur comme moi. Il n’y a jamais rien d’acquis et il n’y a jamais rien de facile. C’est la Ligue nationale, c’est comme ça. Mais je suis un gars qui carbure à cette compétition. Ça me pousse à me surpasser.

Nick Cousins

Le joueur ontarien de 5 pi 11 po et 185 lb a été un choix de troisième tour (le 68e au total) des Flyers de Philadelphie lors du repêchage de 2011. La dernière saison a été sa plus productive depuis qu’il patine dans la LNH, lui qui a récolté 7 buts et 20 mentions d’aide en 81 rencontres avec les Coyotes de l’Arizona.

Jamais en infériorité numérique…

C’est, en effet, peu de dire qu’il y aura de la compétition pour un poste sur les deux derniers trios du Canadien en septembre. Cousins, qui a dit oui à un contrat d’un an à un volet, au salaire de 1 million de dollars pour 2019-2020, part probablement avec un certain avantage en raison de sa polyvalence

Par contre, il n’a pas joué en désavantage numérique la saison dernière en Arizona, ce qui est tout de même assez rare pour un joueur de soutien.

« Je ne sais pas pourquoi, mais ce n’est pas arrivé… En fait, depuis mon arrivée dans la LNH, à Philadelphie et en Arizona par la suite, je n’ai pas effectué une seule présence en désavantage numérique. Mais j’ai pu jouer un peu en avantage numérique avec les Coyotes la saison dernière, quand l’équipe a eu à composer avec des blessures. »

Enfin, notons que Max Domi, qui a joué en compagnie de Cousins le temps d’une saison en Arizona, a écrit sur son compte Twitter que les partisans allaient adorer ce nouveau joueur.

Pourquoi ? Peut-être parce que Cousins a été classé au cinquième rang des langues sales (trash talkers) de la ligue lors d’un sondage mené par l’Association des joueurs, l’hiver dernier ; dans le même sondage, il avait aussi été élu le quatrième pire…

« J’imagine que ça veut dire que je vais devoir m’améliorer là-dessus ! » a-t-il dit avant de prendre congé.

« Je sais que je suis un gars qui joue toujours la pédale au fond, et je n’arrête jamais. Alors c’est peut-être pour ça que Max [Domi] a écrit de bonnes choses à mon sujet. Sinon, je ne sais pas pourquoi il a dit que les fans de Montréal allaient m’aimer. La prochaine fois, vous le lui demanderez (rires) ! »