Bien sûr que les blessures font partie du jeu. Mais dans le cas du Lightning de Tampa Bay, la perte de Steven Stamkos était probablement le scénario cauchemardesque auquel la direction de l'équipe n'osait même pas penser en début de saison.

Publié le 12 nov. 2013
Richard Labbé LA PRESSE

C'est pourtant ce qui est arrivé lundi à Boston, quand l'attaquant-vedette du Lightning est allé percuter violemment contre le filet, se blessant à la jambe droite. Résultat? Stamkos est à l'écart du jeu, et la saison du Lightning vient de prendre une tournure inattendue. Pour ne pas dire dramatique.

Mais dans le vestiaire du Lightning, on tente tout de même de sourire, malgré cette lourde perte.

«Il est le plus gros morceau de notre équipe, a reconnu l'attaquant Martin St-Louis avant la rencontre de ce soir au Centre Bell. Mais nos succès ne sont pas seulement l'affaire d'un seul joueur, et on va tenter de continuer de la même façon.»

Les joueurs du Lightning doivent maintenant s'habituer à la vie sans Stamkos, une réalité qu'ils ne connaissent pas vraiment. C'est que le jeune attaquant n'a pas raté un seul match depuis 2009.

«La grosse différence pour nous, c'est un peu l'aspect psychologique de son jeu, a estimé l'entraîneur Jon Cooper. Par sa seule présence sur la glace, Steven se fait remarquer et force les autres équipes à penser à lui. Il force la défense adverse à se déplacer. Ce sera la plus grosse différence pour nous. Nous n'allons pas changer notre système de jeu.»

Martin St-Louis avait également développé une solide complicité avec Stamkos, et on peut avancer que le vétéran de 38 ans sera sans doute affecté par la perte de son jeune coéquipier. «Ils ont en effet une belle complicité ensemble, a reconnu Jon Cooper. Mais Martin est un vétéran qui joue depuis longtemps dans cette ligue. Il est notre capitaine et il est aussi un meneur au sein de notre équipe.»

Stamkos devait a été opéré à Boston, et pour le moment, la direction du Lightning ignore le nombre de semaines que le joueur-vedette aura à passer loin de la patinoire. Certains avancent encore que Stamkos pourrait être rétabli à temps pour les Jeux de Sotchi, en février.

En attendant, le Lightning devra tenter de remplacer la production de celui qui était en train de s'offrir tout un départ cette saison. Le Stamkos de 2013, c'était 23 points en 17 matchs, dont 14 buts. Des chiffres impressionnants qu'on ne remplace pas en claquant des doigts, comme par magie.

Mais Jon Cooper préfère voir la vie en rose.

«Steven jouait 20 minutes par match pour nous, ça veut dire qu'il en reste 40 pour d'autres, a-t-il ajouté. Nos joueurs veulent prouver à tout le monde que notre bon début de saison n'est pas qu'un coup de chance.»