Les partisans du Canadien vont revoir un gardien qu'ils connaissent bien, ce soir au Centre Bell: Jaroslav Halak.

Mis à jour le 5 nov. 2013
Richard Labbé LA PRESSE

Le gardien slovaque, encore associé au printemps magique de 2010 à Montréal, sera devant le filet des Blues de St.Louis, ce soir, lors du match face au Canadien. Il sera opposé à Carey Price.  

Halak connaît un bon début de saison (fiche de 7-2-1 en 10 départs), et il commence à avoir l'air du gardien numéro un des Blues, un titre qui semblait lui avoir échappé la saison dernière.

«Nous ne sommes pas comme le Canadien, qui se fie sur Carey Price pratiquement à tous les soirs, a noté l'entraîneur des Blues, Ken Hitchcock. Jaroslav n'est pas un gros gardien, et il finit par s'épuiser. Nous devons revenir à la formule que nous avions il y a deux ans, un ratio de 55-45 entre nos deux gardiens pour la saison. Ça permet à nos deux gardiens d'être en meilleure forme.»

L'autre gardien des Blues, Brian Elliott, n'a disputé que trois rencontres cette saison, mais il devrait être impliqué davantage au cours des prochaines semaines, selon Ken Hitchcock.

«Il y a tellement de gros joueurs dans cette ligue que c'est devenu vraiment difficile physiquement pour les gardiens qui sont plus petits, a ajouté le coach des Blues. Avant, Jaroslav misait beaucoup sur ses habiletés, mais aujourd'hui, il est à un âge où il doit miser sur sa condition physique. Il est d'ailleurs en très bonne condition physique cette saison. Ça devrait l'aider; la saison dernière, il s'est blessé parce qu'il était épuisé.»

Halak, qui ne s'est pas adressé aux médias ce matin au Centre Bell, vit de beaux moments sur la glace ces jours-ci, et il n'est pas le seul à rayonner chez les Blues. C'est aussi le cas du jeune défenseur Alex Pietrangelo, 23 ans, qui fait déjà parler de lui en vue des Jeux de Sotchi.

Nul doute que les dirigeants de la formation canadienne vont le suivre de près, lui qui a 12 points en 12 matchs, et qui a récolté un but à ses quatre derniers matchs.

«Ce serait un honneur que de jouer pour le Canada en février, a-t-il expliqué ce matin au Centre Bell. Mais ça fait partie des choses que je ne peux pas contrôler. J'étais au camp de l'équipe cet été, ce fut un premier gros pas pour moi. Mais mon premier but, présentement, c'est d'aider notre équipe à gagner.»

Hitchcock a rappelé qu'il ne faut pas s'emporter trop vite en lançant (trop) de fleurs aux jeunes défenseurs comme Pietrangelo ou P.K. Subban. «Il y a assez de gens qui leur fabriquent des bustes... notre travail à titre de coach, c'est de bâtir la base.»

Bien sûr, Hitchcock, qui sera l'un des entraîneurs derrière le banc canadien à Sotchi, ne veut pas trop parler de la formation d'Équipe Canada en vue de ce tournoi. «Je dois faire très attention avec les trucs olympiques...»