Tim Thomas fait beaucoup parler de lui ces jours-ci, mais ce n'est pas nécessairement en raison de ses performances sur la glace.

Mis à jour le 16 févr. 2012
Richard Labbé LA PRESSE

Le gardien des Bruins de Boston, qui prenait part à un 38e match hier soir au Centre Bell, fait plutôt jaser en raison de ses prises de position assez directes dans l'arène de la politique américaine.

Tout ça a commencé par le boycottage que l'on sait en janvier, quand il a choisi de ne pas se présenter pour la traditionnelle photo des champions à la Maison-Blanche. Et il en a remis sur sa page Facebook tout récemment, avec des commentaires qui ont (encore) soulevé la controverse.

Coïncidence ou pas, les Bruins ne jouent pas très bien depuis que Thomas ne s'est pas montré chez le président. Malgré leur victoire de 4-3 en fusillade hier, les Bruins ont une fiche de 4-5 depuis ce que l'on pourrait appeler «l'incident Thomas».

Bien sûr, les gars des Bruins estiment que cette histoire n'a rien à voir avec les récentes performances du club.

«Tim a décidé de ne pas aller là-bas et il a ses raisons, a répondu l'attaquant Benoît Pouliot. Nous, on ne s'en mêle pas, on essaie de ne pas s'en faire avec ça. Tant qu'il arrête la rondelle, on est bien contents!»

Sauf que partout où ils vont, les Bruins doivent répondre aux questions des médias... qui portent souvent sur Tim Thomas. Le principal intéressé, lui, refuse de revenir sur le «scandale» de la Maison-Blanche, et il ne s'est pas présenté aux médias avant le match d'hier.

Pour Claude Julien, tout cela importe bien peu.

«Ce n'est pas du tout une distraction pour nous, a répondu l'entraîneur des Bruins. On a commencé à mal jouer bien avant que cette affaire-là arrive. On connaît Tim, il est avec nous depuis cinq ans (de façon régulière depuis 2005, en fait), et on sait qui il est. Nos joueurs sont ce qu'ils sont, et l'esprit de corps est très bon dans notre équipe. Les gars se tiennent, on a un bon noyau.»

Selon Claude Julien, les récentes performances décevantes des Bruins s'expliquent assez facilement. En gros, les Bruins ont cessé d'être les Bruins.

«On voyait ça venir, parce que même quand on a gagné, récemment, on n'a pas gagné de la bonne façon, et ça nous a rattrapés. On est une équipe qui doit bien jouer en échec avant et qui est capable de marquer ensuite. Quand on joue bien en défense, nos chances de compter sont bien meilleures. Dernièrement, je trouve qu'on s'est laissé aller un peu, on essaie seulement de marquer et on se met à tricher. Quand on triche d'un bord de la patinoire, ça finit toujours par coûter cher à l'autre bout.»