Le congé de Noël du Canadien a été bref - une saucette d'à peine 48 heures à la maison - et le voilà déjà de retour au boulot, ce soir à Uniondale, où il affrontera les Islanders.

Marc Antoine Godin LA PRESSE

Comme l'impose le calendrier de la LNH à toutes les équipes qui jouent le 26 décembre, le Canadien a voyagé le matin du match. Ça n'a pas laissé beaucoup de temps aux joueurs pour profiter des retrouvailles en famille.

«Il y a sûrement plusieurs joueurs qui auraient aimé que l'on ne joue pas le 23 ou encore le 26, mais ça fait partie de notre travail et c'est somme toute un bien petit désagrément», a constaté Mathieu Darche.

On sait que la routine de l'équipe consiste à voyager après les matchs et à dormir dans la ville où a lieu la prochaine rencontre. Or cette fois-ci, cette routine sera bouleversée encore davantage par le fait qu'une tempête de neige s'abat sur le nord-est américain. L'équipe sera forcée de dormir à Long Island après le match et ne rejoindra Washington que lundi après-midi.

Cela nous rappelle un certain blizzard qui avait cloué le Canadien au sol, en décembre 2009, l'empêchant de quitter Long Island vers Atlanta après une autre victoire face aux Islanders...

Mais trêve de météo!

À la suite de la performance encourageante du Tricolore en Caroline, jeudi, Jacques Martin a choisi de n'apporter aucun changement à sa formation. Il retranchera donc à nouveau P.K. Subban et Benoit Pouliot.

Martin a également choisi de refaire confiance à Carey Price. Compte tenu de sa charge de travail dernièrement et des succès d'Alex Auld à Long Island à la fin octobre, on aurait pu s'attendre à ce que l'entraîneur décide de se tourner plutôt vers son gardien auxiliaire.

«Carey vient d'avoir deux journées de repos, il a connu un bon match en Caroline et on préfère qu'il garde son rythme», a toutefois expliqué Martin.

Si Auld doit jouer lors de la deuxième tranche de ce voyage, cela risque donc d'être en Floride, le 31 décembre face aux Panthers.

Le vis-à-vis de Price ce soir sera le vétéran Dwayne Roloson, celui-là même qui avait affronté les Rouges lors de leur visite précédente au Colisée Nassau, où ils l'avaient emporté 3-1.

Le match débute à 19 heures.

Une longue léthargie

Les Islanders ont connu des moments extrêmement pénibles en première moitié de calendrier, y allant d'une disette d'une seule victoire en 21 matchs.

Le jeune John Tavares, censé être le fer de lance de l'attaque new-yorkaise, a été aspiré par cette léthargie et s'est limité à deux buts en 21 rencontres.

L'entraîneur Scott Gordon en a payé de son emploi et le nouveau pilote Jack Capuano a mis du temps avant de redresser la barque. Or, les Islanders viennent de remporter trois de leurs quatre derniers matchs, amassant sept points sur une possibilité de huit.

«Ça a été une dure séquence, mais on sent que la confiance revient», a expliqué le défenseur Bruno Gervais, qui risque d'être retranché ce soir face au Canadien.

«On recommence à marquer des buts, le jeune Josh Bailey joue bien depuis son rappel et il y a un certain momentum de notre côté. »

John Tavares semble avoir débloqué lors des quatre derniers matchs avec deux buts et cinq points. Le défenseur James Wisniewski, qui avait commencé l'année en lion, a récolté quatre points en quatre matchs, tout comme le Québécois Pierre-Alexandre Parenteau.

«Ça a tellement mal été pendant un mois et demi que je me suis senti comme tout le monde, avec cette impression qu'il fallait se réveiller car le travail de personne n'était assuré», a expliqué Parenteau, qui a mis du temps à faire sa niche dans la LNH.

Les Islanders ne participeront vraisemblablement pas aux séries éliminatoires. Mais en allant battre 5-1 les Devils au New Jersey, jeudi dernier, ils se sont au moins assuré qu'il y avait une équipe plus médiocre qu'eux dans le circuit!