Jaroslav Halak a été miraculeux dans le sixième match. Mais celui de mercredi le comble encore plus de bonheur.  

Marc Antoine Godin LA PRESSE

«C'était un septième match, nous jouions dans leur édifice... et on l'a fait!», a lancé Halak, tout souriant.

«Personne ne nous donnait de chance avant le début de cette série, mais nous leur avons donné tort en montrant du caractère alors que nous étions en retard 3-1 dans la série.

«Les Capitals avaient une très bonne équipe cette année, nous sommes sortis plus fort.»

Comme si Halak n'avait pas été suffisamment occupé en repoussant 41 lancers, mercredi, il a fallu que ses coéquipiers en bloquent le même nombre devant lui!

«Je ne suis pas surpris, a-t-il commenté. Les Capitals tiraient de partout. On se l'était d'ailleurs dit avant la rencontre : «On va avoir besoin que tout le monde bloque des tirs».

«Mes défenseurs ont fait un boulot fantastique lors des trois derniers matchs.»

Halak a réalisé pas moins de 94 arrêts lors des deux dernières parties afin de permettre à son équipe de passer au tour suivant.

Même cette statistique n'a pas fait rougir l'homme de 24 ans...

«S'il n'y avait pas eu autant de tirs bloqués, j'aurais vu encore plus de tirs... et les Capitals auraient probablement marqué plus de buts.»

Surtout ne pas trop penser

Dominic Moore a donné un peu d'air à son équipe en donnant un coussin de deux buts au Tricolore en fin de troisième, sauf que Brooks Laich a réduit l'écart à 2-1 avec 2 :16 à faire au match.

Il se faisait tard pour les Capitals, mais rien n'était impossible...

«Je n'étais pas nerveux car nous menions encore et ils avaient besoin de marquer un but», a décrit Halak à propos des derniers instants de la rencontre.

«Ils ont tenté de mettre la rondelle au filet en espérant profiter d'un retour, mais lorsque j'en ai donné, mes coéquipiers étaient là pour s'en occuper.»

L'histoire de ce match aurait été différente si les arbitres n'avaient pas refusé un but à Alex Ovechkin sous prétexte que Mike Knuble avait nui au travail de Halak devant son filet.

Knuble rageait contre le fait que les officiels avaient signalé l'infraction à ce moment précis alors qu'ils avaient fermé les yeux sur elle durant toute la série.

Halak, lui, haussait les épaules.

«Je ne savais pas à quoi m'attendre (quand la reprise était en délibéré), mais le gars était dans mon demi-cercle», s'est-il limité à dire.

Qu'a donc fait Halak pour maintenir cet état de grâce qui a fait la différence dans la série? Comment a-t-il vécu les heures précédant la rencontre?

«Je ne pensais pas vraiment au match, a-t-il confié. En matinée, je me suis concentré sur mon entraînement, et ce n'est qu'après ma sieste d'après-midi que j'ai commencé à penser à la partie.

«Et je ne pensais pas au fait que c'était un septième match. C'était une partie normale. Si j'avais commencé à penser à ce genre de chose, je me serais mis beaucoup de pression sur les épaules et ça n'aurait pas aidé.»