«Je suis à court de réponses!» C'est de cette façon que Guy Carbonneau a amorcé son point de presse après la défaite de 4-2 de son équipe aux mains des Canucks de Vancouver.

Mis à jour le 16 févr. 2009
François Gagnon LA PRESSE

«Je n'arrive pas à comprendre comment il se fait qu'on ne soit pas capable de maintenir le rythme comme cela arrive depuis quelques matchs. C'est incompréhensible d'avoir l'air fatigué et de manquer d'énergie», a poursuivi un entraineur-chef vraiment débiné.

Questionné sur l'attitude affichée par ses joueurs dès que les Canucks ont pris les devants en profitant d'une déviation bien involontaire de Josh Gorges, Carbonneau a baissé les yeux.

«Toutes les équipes que nous avons affrontées depuis le début du voyage ont fait des erreurs. Pour une raison que j'ignore, chaque erreur que nous commettons se traduit par un but de l'adversaire. C'est vrai que ça fait mal. Mais on demande aux gars d'être efficaces dans leur échec-avant, de ne pas revenir au banc pour des changements quand nous ne sommes pas en possession de la rondelle et regarde ce qui est arrivé en fin de deuxième. On se fait prendre sur un mauvais changement et ils prennent les devants par deux buts.»

Halak retiré et frustré

Dans un geste qui n'avait rien de disciplinaire, Guy Carbonneau a retiré Jaroslav Halak de la formation à mi-chemin en troisième période alors que le score était de 4-1 en faveur des Canucks.

«Je voulais seulement donner l'occasion à Carey de jouer à Vancouver», a plaidé Guy Carbonneau.

Il devra sans doute s'expliquer avec le jeune gardien slovaque qui a semblé très secoué par cette décision.

Car après une performance sans faille - les Canucks auraient marqué quatre buts en première n'eut été de ses arrêts - Jaroslav Halak a refusé de rencontrer les journalistes après la

rencontre.

Higgins secoué

La mine basse, la voix éteinte, Christopher Higgins a simplement hoché la tête lorsqu'on lui a souligné que du haut de la galerie de presse, le Canadien n'avait jamais semblé dans le coup.

«C'est une bonne façon de voir les choses. Nous avons été deuxièmes sur la rondelle tout le match, nous n'avons pas obtenu assez de tirs, nous avons été beaucoup trop mou sur la rondelle et en échec-avant et avons accordé bien trop de descentes en surnombre et avons encore laissé l'adversaire prendre les devants. Tout cela mis ensemble facilite les choses pour nos adversaires», a indiqué Christopher Higgins.

Incapable d'obtenir un tir dans un 2e match de suite et pour la 4e fois en six rencontres, Alex Kovalev a esquivé un brin la critique.

«Je ne me mettrai pas à tirer de la ligne rouge ou d'angles impossibles simplement pour obtenir des tirs au but. Je sais qu'il faut tirer, mais c'est la qualité des tirs que je recherche.

Cela dit, nous vivons des moments difficiles et il serait peut-être temps d'alléger l'atmosphère et de jouer de façon plus détendue parce que pour l'instant, nous n'arrivons à rien», a indiqué Kovalev.

Voyage décevant

Le Canadien rentrera à Monréal au cours de la nuit. Guy Carbonneau accordera un congé à ses joueurs lundi.

Ils reprendront l'entraînement mardi après-midi avant de mettre le cap sur Washington où ils affronteront les Capitals, mercredi, avant de croiser les Penguins, à Pittsburgh, le lendemain.

«C'est très décevant, car nous anticipions de belles choses de ce voyage. On visait certainement revenir à la maison avec une fiche de ,500. On doit donc gagner nos deux derniers matchs pour sauver ce voyage.»

«On va perdre du sommeil sur cette défaite et on sera certainement épuisé après l'envolée de nuit. Mais il serait grand temps d'arrêter de chercher des excuses et de trouver le moyen de produire sur la patinoire», a conclu Christopher Higgins.