(Paris) Peu importe la pandémie : la Formule 1 prévoit le nombre record de 23 Grands Prix la saison prochaine, dont le premier de l’histoire en Arabie saoudite qui risque de susciter la polémique.  

Agence France-Presse

Dans le calendrier provisoire publié mardi, ne figure pas le GP du Vietnam, dont la tenue était incertaine après l’arrestation pour corruption de l’ancien maire de Hanoï.  Sa date du 25 avril est toutefois maintenue dans l’attente de trouver un nouveau circuit pour accueillir une épreuve.

La manche brésilienne, par ailleurs, se tiendra encore sur le circuit d’Interlagos à Sao Paulo plutôt qu’à Rio de Janeiro, où les travaux de construction du nouveau circuit de Deodoro n’ont pas commencé.  

La saison 2020 avait été réduite à 17 courses sur les 22 initialement prévues (une de plus que l’actuel record de 21), en Europe, en Russie, en Turquie et dans le Golfe. La F1 prévoit donc de retrouver un calendrier proche de celui qu’elle suivait avant la pandémie.  

« Nos hôtes pour 2021 ont été rassurés par la reprise des courses en toute sécurité cette saison (avec des tests PCR réguliers, l’isolation du paddock et la séparation des personnels en bulles le plus hermétiques possible, nldr) et sont convaincus que les procédures que nous avons mises en place nous permettront de revenir à un certain niveau de normalité », avec notamment le retour des spectateurs en plus grand nombre, écrit le promoteur Formula 1 dans un communiqué.

Six courses en sept semaines

Entre les GP d’Australie le 21 mars et d’Abou Dabi le 5 décembre, sont prévus cinq « back-to-backs » (deux courses en deux semaines : Australie-Bahreïn en mars, Azerbaïdjan-Canada en juin, France-Autriche fin juin-début juillet, États-Unis–Mexique fin octobre et Arabie saoudite-Abou Dabi fin novembre-début décembre), ainsi que deux triplés (trois courses en trois semaines : Belgique-Pays-Bas-Italie fin août-début septembre puis Russie-Singapour-Japon fin septembre-début octobre).  

Avec ces deux enchaînements successifs de trois GP, ce sont six courses qui sont programmées en sept semaines entre le 29 août à Spa-Francorchamps et le 10 octobre à Suzuka !

Si le Vietnam devra encore patienter, les Pays-Bas, patrie du pilote Max Verstappen (Red Bull), retrouvent un an plus tard que prévu une place au calendrier, le 5 septembre sur le circuit de Zandvoort. Le pays n’a plus accueilli la F1 depuis 1985.

L’Arabie saoudite pour améliorer son image

Le GP d’Arabie saoudite (33e nation à accueillir la F1) se tiendra dans les rues de la ville côtière de Jeddah, dans l’ouest du pays, sur les rives de la mer Rouge.

Pour l’Arabie saoudite, l’objectif est clair : elle a multiplié les grands évènements sportifs ces dernières années (rallye Dakar, Supercoupes d’Espagne et d’Italie de football, combat de boxe entre Anthony Joshua et Andy Ruiz Jr, ePrix de Formule E) avec la volonté de développer le secteur du divertissement et d’améliorer son image abîmée par les critiques sur les droits humains.

Les calendriers provisoires des catégories inférieures, la Formule 2 et la Formule 3, ont également été dévoilés mardi. Dans le cadre des mesures de réduction des coûts annoncées la semaine dernière, les deux séries courront en lever de rideau de la F1 lors de week-ends différents. La F2 et la F3 disputeront trois courses par manche (au lieu de deux) et se déplaceront sur un nombre réduit de sites.

Ces calendriers doivent désormais être approuvés par le Conseil mondial du sport automobile de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), dont le prochain se tiendra le 16 décembre.

Il reste quatre épreuves à disputer pour le compte de la saison de F1 en cours. Chez les constructeurs, Mercedes a été sacrée lors de la précédente à Imola (Italie). Chez les pilotes, le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes) aura une première chance de l’être — et d’égaler le record de sept titres mondiaux de l’Allemand Michael Schumacher — dimanche en Turquie, à Istanbul.