(Paris) Simon Pagenaud, vainqueur des célèbres 500 Milles d’Indianapolis l’an dernier, visera un nouveau triomphe dimanche même s’il partira du fond de la grille, après des qualifications ratées.

Agence France-Presse

« Mon but est de gagner à nouveau », affirme le pilote français lors d’un entretien vidéo. Il ne choisira que dans les derniers tours de la course de jouer plutôt le championnat et marquer des points qu’une deuxième victoire consécutive sur le célèbre « Brickyard ».  

Deuxième au classement

Déjà couronné champion Indycar en 2016, il est actuellement 2e au classement provisoire après six épreuves.

PHOTO BRIAN SPURLOCK, USA TODAY SPORTS

Le Français Simon Pagenaud, durant les qualifications des 500 Milles d’Indianapolis le 15 août. Il a raté ses qualifications et partira parmi les derniers.

Mais « Indy » est l’objet de toutes ses convoitises. « Si on est 10e dans les 30 derniers tours, cela pourra encore se jouer […]. Si je me rends compte que je ne peux pas doubler, il faudra être raisonnable mais je suis vraiment dans la dynamique de ne penser qu’à cette course là. Je suis un battant, j’irai jusqu’au bout », assure Pagenaud.

A 36 ans, il est l’un des pilotes les plus expérimentés de ce championnat où s’affrontent des voitures proches des Formule 1. « Mais il y a autant de différence qu’entre le rugby et le football américain », souligne-t-il.

Qualifié seulement 25e, il partira de la 9e ligne. Lors de sa victoire l’an dernier il était parti en pole position et avait mené quasiment toute la course.

Meilleur en course qu’en qualifications

Il reste toutefois optimiste : « On est mieux en version course qu’en version qualif, ce qui est bon signe » même « s’il reste encore pas mal de travail à faire pour régler la voiture parfaitement ».

L’année dernière, « c’étaient les autres qui nous chassaient. Cette année, la situation est inversée et c’est nous qui allons devoir chasser », souligne Pagenaud.

Dès le coup d’envoi, il va falloir être agressif dans mes dépassements, jouer de mon expérience, de ma compréhension de l’aspiration pour pouvoir remonter et bien me positionner dans les 30 derniers tours pour jouer la gagne.

Simon Pagenaud

Cet objectif est loin d’être irréaliste. Il y a un mois, il est parvenu à remporter sa 15e victoire en Indycar en partant bon dernier. « C’est à moi de montrer que même dans les situations difficiles, je peux retourner la situation ».

Il arbore fièrement la bague que reçoivent les vainqueurs des 500 Miles. Mais il la retirera juste avant le départ. « Les médecins n’aiment pas que nous portions des bagues en conduisant », confie-t-il.

Ces instants juste avant le départ des bolides rugissants et le célèbre Drivers, start your engines (Pilotes, lancez vos moteurs) lancé par le préposé au signal de départ est celui que Pagenaud privilégie.

« C’est mon moment préféré, celui où je suis dans ma bulle. Je pense aux différents scénarios de course, aux stratégies que j’ai dans ma tête pour le départ de la course, essayer de me mettre en confiance. Je fais pas mal d’exercices de respiration pour me calmer et essayer de trouver ma plénitude ».

« Ambiance assez plate »

Cette année, les 500 Milles – comme la plupart des autres courses automobiles dans le monde – se dérouleront à huis clos et les gradins qui peuvent d’habitude accueillir jusqu’à 400 000 spectateurs seront vides.

On n’aura pas de spectateurs donc on aura pas l’euphorie autour de la voiture au départ ce qui va être très différent. Il faudra s’adapter à cette situation, à cette ambiance assez plate.

Simon Pagenaud

Il a déjà vécu cette absence lors des précédentes courses du championnat. « Cela manque de joie, d’entrain, d’ambiance. C’est comme un stade de foot vide, il n’y a pas de cris, pas de bruit… »

Méditation, puis « petit coup de boost » musical

Il pourra entendre d’autant mieux la musique qu’il écoute avant chaque départ pour se motiver.

« En général, j’écoute Rocky, Rocky III ou Eye of the Tiger pour me donner un petit coup de boost après avoir fait une petite séance de méditation », avoue Simon Pagenaud.