(Spielberg bei Knittelfeld) L’Allemand Sebastian Vettel a livré jeudi une version différente de la précédente sur son divorce avec Ferrari, confiant avoir été « surpris de recevoir un appel de Mattia [Binotto, le patron de la Scuderia] disant que l’équipe n’avait pas l’intention de continuer » avec lui en 2021.

Agence France-Presse

Interrogé en marge du Grand Prix d’ouverture de la saison 2020 en Autriche sur ce qui avait fait échouer les négociations en vue de sa prolongation de contrat, le quadruple champion du monde a répondu : « Nous n’avons jamais entamé de discussions, il n’y a jamais eu d’offre sur la table et donc, il n’y a pas eu de point d’achoppement ».

Jusque-là, les deux parties assuraient que la décision de se séparer après six saisons depuis 2015 avait été prise en commun, la rumeur médiatique évoquant des désaccords concernant la durée du contrat et le salaire du pilote, qui aura 33 ans vendredi.

Interrogé par la suite sur son avenir dans la catégorie reine, Vettel a ajouté ne pas mener de discussions pour le moment.  

« Je veux m’assurer de prendre la meilleure décision pour moi et mon futur », a-t-il expliqué. « Je suis d’une nature très compétitive, j’ai déjà fait beaucoup dans ce sport et je suis motivé et désireux d’en faire plus. Pour cela, j’ai besoin de la bonne voiture et des bonnes personnes autour de moi, c’est ce que je cherche. »

Si cette opportunité ne se présentait pas, « il serait probablement temps de faire autre chose », a estimé l’Allemand, à qui l’on demandait s’il envisagerait plutôt un congé sabbatique ou la retraite.  

« Ceci dit, je crois que si vous êtes prêt à fermer la porte, il faut être prêt à le faire et ne pas attendre qu’elle se rouvre, si vous voyez ce que je veux dire. Il faut être conscient des décisions que vous prenez et c’est pourquoi je ne me presse pas », a-t-il conclu, semblant commenter le cas de Fernando Alonso.

Le double champion du monde espagnol, qui a quitté la F1 fin 2018, exprime en effet régulièrement son désir de revenir et a été lié récemment à Renault, qui cherche un remplaçant à l’Australien Daniel Ricciardo en 2021.

L’annonce de la séparation de Vettel et Ferrari avait pris tout le monde par surprise mi-mai, alors que la saison 2020, qui aurait dû débuter mi-mars en Australie, était retardée par la pandémie de nouveau coronavirus.

Celle-ci démarre finalement ce week-end en Autriche, sur le Red Bull Ring de Spielberg, première d’une série de huit courses en Europe jusqu’à début septembre.