Consécration ou passation de pouvoirs? Le Grand Prix du Brésil, demain, conclura non seulement une saison palpitante et indécise, mais déterminera surtout le champion du monde 2012. Sebastian Vettel deviendra-t-il le troisième pilote de l'histoire à remporter trois titres consécutifs ou Fernando Alonso mettra-t-il fin à l'emprise de Red Bull sur le championnat? Les premiers essais libres d'hier ont été dans la continuité du Grand Prix de Formule 1 des États-Unis.

Mis à jour le 24 nov. 2012
Sébastien Templier LA PRESSE

Lewis Hamilton (McLaren) s'est en effet montré le plus rapide lors de la première séance, avec derrière lui les deux pilotes Red Bull, Sebastian Vettel - à seulement neuf millièmes - et Mark Webber. Comme à Austin il y a quelques jours, Fernando Alonso, auteur du cinquième temps, a tenté de suivre le rythme.

Le scénario s'est répété lors de la seconde séance. Hamilton a encore une fois réalisé le meilleur temps, suivi - dans l'ordre - de Vettel, Webber, Massa et Alonso. Une seconde seulement a séparé le premier du neuvième.

Lewis Hamilton est donc dans la continuité de sa victoire de dimanche dernier au Texas. Alonso s'accroche, Vettel se doit d'être en bonne position sur la grille de départ demain.

Priorité de 13 points

Avec 13 points d'avance au classement général, l'Allemand doit terminer la course dans les quatre premiers pour mettre la main sur un troisième titre, peu importe le résultat d'Alonso. Ce dernier doit espérer une défaillance de son adversaire s'il veut avoir une chance de remporter le titre mondial. Ce qui n'est pas impossible.

Si les Ferrari sont un modèle de fiabilité depuis deux saisons, les Red Bull ont parfois donné des cheveux gris aux ingénieurs cette année. Par trois fois, une panne d'alternateur a contraint l'un des deux pilotes à l'abandon.

Chez Red Bull, le sujet fâche et inquiète. Cette semaine, le directeur technique Adrian Newey a qualifié l'alternateur de «bombe à retardement». Le motoriste Renault a fourni un nouveau modèle et a tenté de calmer le jeu. Moins rapide en piste que les Red Bull, Alonso n'a pas ces soucis, mais n'est pas le favori non plus pour le titre. Il affirme n'avoir rien à perdre sur le circuit d'Interlagos. La pression serait-elle sur Vettel finalement?