(Boston) « Je veux profiter de chaque seconde. Je sais à quel point ça peut être fugace », a déclaré Klay Thompson, champion NBA avec Golden State jeudi pour la quatrième fois en huit ans, dont deux ans et demi passés à soigner de graves blessures.

Publié le 17 juin
Agence France-Presse

« Oh, mec, j’avais une sensation absolument incroyable », a confié, hilare, Thompson, qui a dansé avec son « Splash Brother » Stephen Curry lors de la remise du trophée sur une scène montée à même le parquet du TD Garden, après leur victoire (103-90) décisive aux dépens des Celtics à Boston.

« Je me sentais tellement bien que je ne voulais pas quitter la scène, et je sais à quel point c’est difficile d’être dans cette position pour la quatrième fois, je suis tellement reconnaissant envers mes coéquipiers », a-t-il ajouté en conférence de presse.

Le parcours de Thompson a symbolisé la résurrection des Warriors et leur retour au sommet de la Ligue, eux qui furent titrés en 2015, 2017 et 2018, et furent aussi du côté des vaincus en 2016 et 2019.

Cette année-là, il s’était rompu le ligament croisé antérieur du genou gauche, lors du sixième match décisif perdu contre Toronto. Et plus de 17 mois plus tard, patatras, c’est son tendon d’Achille droit qui se rompait.

« L’angoisse que Klay a ressentie au cours des trois dernières années… les gens peuvent l’imaginer, mais nous l’avons vu de près. Ne pas pouvoir faire ce qu’il aime le plus dans la vie, jouer au basket, ça a été une longue période difficile pour lui », a déclaré son coach Steve Kerr.

Très exactement 941 jours plus tard, en janvier cette année, Thompson est enfin redevenu un joueur, après avoir prédit en début de saison que son équipe pouvait à nouveau prétendre au titre. « Je l’ai senti. Les gens m’ont traité de fou. J’avais dit “C’est le titre ou rien”, parce que j’ai vu comment on a entamé le championnat (18-2), en jouant ce basket qui est le nôtre et a fait notre succès. Et puis je savais qu’en me réinsérant dans ce groupe, nous aurions une chance de faire quelque chose de spécial. Et voilà, nous y sommes. »

« Je ne sais plus quoi dire, vivre ce moment… je veux que ça dure, je ne veux pas partir », a-t-il conclu.