(Phoenix) À sa 16e saison dans la NBA, Chris Paul a pris un risque pour tenter de remporter un premier championnat en rejoignant une jeune équipe qui avait tout à prouver, les Suns de Phoenix.

David Brandt Associated Press

À la surprise de tous, sauf des joueurs dans le vestiaire, cette stratégie a presque fonctionné.

Maintenant, la question qui est sur toutes les lèvres : verra-t-on Paul, âgé de 36 ans, avec les Suns l’an prochain ?

« Je ne prends pas ma retraite, si c’est ce que vous demandez, a-t-il affirmé. On retourne au travail. »

La plaie était encore ouverte pour les Suns, mardi soir, après avoir vu les Bucks de Milwaukee remporter un premier titre en 50 ans grâce à une victoire de 105-98.

Les Suns ont gagné les deux premières parties de la série, avant de perdre les quatre suivantes.

L’organisation n’a pas encore son nom sur le trophée Larry O’Brien, après avoir essuyé des revers en finale en 1976, 1993 et 2021.

Il s’agit tout de même d’une saison remarquable pour les Suns, qui étaient habitués aux bas-fonds du classement depuis quelques années.

Non seulement se sont-ils rendus en séries pour la première fois en 11 ans, ils ont atteint la finale. Devin Booker, Deandre Ayton et Mikal Bridges ont formé un brillant noyau autour de Paul, qui a plus souvent qu’à son tour joué comme s’il était 10 ans plus jeune.

La plupart des joueurs réguliers des Suns devraient être de retour à Phoenix l’an prochain. L’un des points d’interrogation est Paul, qui peut refuser l’option à son contrat pour la saison 2021-22 et tester le marché des joueurs autonomes.

Ses réponses, mardi soir, semblaient indiquer qu’il voulait revenir en Arizona l’an prochain. Questionné sur son avenir, il a répondu que « tout allait s’arranger ».

« Tout le monde dans le vestiaire sait que nous avions ce qu’il fallait, mais ce n’était pas assez, a expliqué Paul. Nous devons trouver une solution. Personnellement, je vais regarder comment m’améliorer, pour être sûr d’être prêt pour la saison prochaine. »

Toutefois, rien n’est certain. Le côté business du sport pourrait interférer avec les intentions des Suns, qui ont des décisions à long terme à prendre. Ayton et Bridges entreront l’an prochain dans la dernière année de leur contrat d’entrée. Le meneur de jeu de soutien Cameron Payne est devenu un agent libre.

De plus, l’âge de Paul pourrait devenir un facteur. La liste de meneurs de jeu de cet âge-et productifs-est très courte.

La fenêtre d’opportunité pour Booker, Ayton et Bridges vient peut-être de s’ouvrir, mais celle de Paul se referme chaque année.

Les Suns savent qu’ils ont raté une chance en or.

« Je ne le prends pas pour acquis, a affirmé, avec la voix cassée, l’entraîneur-chef Monty Williams. C’est difficile de se rendre à ce stade et je voulais tellement gagner, vous savez. C’est difficile d’absorber tout cela en ce moment. C’est difficile. C’est tout. »

Que ce soit avec ou sans Paul, les Suns auront pris en maturité l’an prochain. Booker ne sera âgé que de 25 ans et aura accumulé de l’expérience en représentant les États-Unis aux Jeux olympiques de Tokyo. À lui s’ajoutent Ayton et Bridges, âgés respectivement de 23 et 25 ans, ce qui permet d’envisager un avenir rose pour les Suns.

« Nous avons beaucoup appris juste en y participant, a avancé Booker. Pour beaucoup d’entre nous, c’était notre première fois en séries. C’était une expérience formidable. Nous avons établi les fondations et une base pour notre équipe, mais nous avons encore du travail à faire et nous en sommes conscients. »