(Phénix) À leur meilleur, les Suns de Phoenix ont trois joueurs qui peuvent changer l’allure d’un match.

Brian Mahoney La Presse Canadienne

Il y a Chris Paul et Devin Booker, qui découpent les défensives adverses à l’arrière. Deandre Ayton a quant à lui été dominant sous le panier et il ne rate pratiquement pas de lancer.

Quand les trois joueurs ont leur élan comme ce fut le cas lors du premier match de la finale de la NBA, il est facile de voir pourquoi les Suns pourraient finalement remporter un championnat.

« Nous avons une vraie équipe, a dit Paul, mercredi. Une équipe qui ne compte pas seulement sur un joueur ou deux. »

Les Bucks de Milwaukee sont censés avoir la même formule.

Quand Giannis Antetokounmpo est revenu au jeu, le jeu de Jrue Holiday est pour sa part disparu. Et si les Bucks veulent égaler la série mardi soir, ou même s’ils veulent remporter les grands honneurs, ils ne peuvent pas se permettre de mauvaises soirées de la part de ces deux joueurs ou de Khris Middleton.

« Je crois que dans un monde idéal, les trois joueurs réussissent leurs tirs, montrent une belle chimie et tout est parfait, a déclaré l’entraîneur-chef des Bucks, Mike Budenholzer. Si vous regardez chaque équipe qui compte trois joueurs d’importance, je suis prêt à parier que lors de la majorité des soirées, il n’y en a que deux sur trois qui fonctionnent à plein régime. »

Antetokounmpo a récolté 20 points et 17 rebonds à son retour dans la formation et il sera difficile pour les Bucks de lui en demander plus, quelques jours après une blessure au genou gauche qui aurait pu le tenir à l’écart du jeu pendant encore plus longtemps.

PHOTO MARK J. REBILAS, USA TODAY SPORTS

Giannis Antetokounmpo

Mais les Bucks peuvent certainement s’attendre à mieux de Holiday, qui a raté 10 de ses 14 tirs et qui a conclu la rencontre de mardi avec seulement 10 points. Bien qu’il soit considéré comme l’un des meilleurs meneurs défensifs de la NBA, il n’a pas été en mesure de museler Paul ou Booker.

Holiday a mentionné qu’il savait ce qu’il devait faire en attaque.

« Je dois choisir mes moments pour être agressif et je pense que parfois, ça m’a mis dans le pétrin, a affirmé Holiday. Je crois que je dois être agressif dès le début du match. Parfois, ça devient plus difficile ou c’est simplement un peu différent. »

Holiday a maintenu des moyennes par match de 26 points et 11 assistances lors des deux victoires des Bucks sans Antetokounmpo, en finale de l’Association Est. Il avait tenté au moins 20 tirs lors des deux matchs, jouant avec agressivité.

Budenholzer a soutenu que son défi était de donner leur élan aux trois joueurs en même temps.

« C’est plus difficile que ce que les gens pensent », a-t-il insisté

Les Suns n’ont pas eu ce problème. Paul a amassé 32 points et neuf assistances, Booker a ajouté 27 points et six aides alors qu’Ayton a conclu le match avec 22 points et 19 rebonds.

Paul, en particulier, a malmené les Bucks au troisième quart en exploitant leur couverture défensive. Les colosses des Bucks Brook Lopez et Bobby Portis ont souvent dû le défendre. Le créatif meneur des Suns pouvait alors les battre de vitesse ou décocher des tirs de trois points.

Les Bucks ont déjà fait face à ce problème. Ils n’ont pas été en mesure de trouver des solutions contre les Nets de Brooklyn, jusqu’à ce que James Harden et Kyrie Irving se blessent, et contre les Hawks d’Atlanta, jusqu’à ce que Trae Young soit aux prises avec une blessure au pied.

La formation de Milwaukee est éventuellement parvenue à gagner ces deux séries et les Suns s’attendent à ce qu’elle soit meilleure lors du deuxième affrontement de la finale.

« Nous en avons parlé ce matin, a observé l’entraîneur-chef des Suns, Monty Williams. Nous avons déjà commencé à nous préparer pour le meilleur effort des Bucks que nous verrons dans cette série. Nous sommes prêts. »

Antetokounmpo a indiqué qu’il n’avait eu aucun problème avec son genou gauche. Il n’était pas à son mieux pour la première partie, et certainement pas aussi efficace qu’Ayton, mais il est prêt à faire face à ce défi avant que la finale retourne à Milwaukee pour une première fois depuis 1974.

« J’espère que je pourrai me sentir plus à l’aise, être plus confiant pour remonter le terrain et pour réussir plus de jeux, a expliqué Antetokounmpo. Nous verrons. »