Quatre mois jour pour jour après que la COVID-19 eut interrompu les activités de la NBA, les Raptors de Toronto se sont finalement retrouvés ensemble sur un terrain.

Lori Ewing
La Presse canadienne

Les Raptors, qui s’étaient installés à Naples en Floride au cours des deux dernières semaines, avaient limité leurs entraînements à seulement un joueur par panier. Après que les joueurs eurent passé les tests de dépistage de COVID-19, ils ont pu s’entraîner ensemble pour une première fois, samedi, à Walt Disney World.

Selon les joueurs, l’ambiance ressemblait un peu à celle du premier jour du camp d’entraînement. Mais aussi comme si les champions en titre de la NBA n’avaient jamais été séparés.

« Dans l’ensemble, c’était un très bon entraînement, a mentionné l’entraîneur-chef des Raptors, Nick Nurse. Évidemment, il y avait un peu de rouille et il y avait certaines choses que tu dois garder à l’œil ou que tu dois changer, mais c’était un très bon point de départ pour nous. »

Les Raptors ont fait le voyage de deux heures avec style, jeudi, arrivant à Disney World à bord de deux autobus noirs sur lesquels il était peint « Black Lives Matter » en lettres majuscules blanches.

Les joueurs ont immédiatement été testés à leur arrivée dans la ville-bulle de la NBA, qui accueillera 22 équipes. Ils ont une fois de plus été testés vendredi soir, à 19 heures, avant d’avoir le feu vert pour s’entraîner samedi, à 10 heures.

Nurse a fait savoir que le protocole de dépistage est devenu une pratique normale.

« Je crois que les premières fois que nous nous sommes soumis aux tests ici, et même lorsque la ligue a suspendu ses activités, le niveau d’anxiété était beaucoup plus élevé, a exprimé Nurse. Tu croises toujours les doigts. »

Les Raptors, qui disputeront leur premier match de la relance le 1er août, contre les Lakers de Los Angeles, pourraient rester à Disney World pendant les trois prochains mois. Les joueurs sont entrés dans leur chambre, décorée de plusieurs photos de leur famille grâce au personnel de l’équipe.

Pascal Siakam a déclaré qu’il a passé les 36 heures de quarantaine à l’hôtel à jouer à des jeux vidéo et à penser à « être prêt mentalement et à être excité d’être de retour en équipe ».

« Nous voulons simplement jouer. Je m’ennuie de jouer au basketball. Il y avait une ambiance de basketball et c’est ce qui m’importe le plus », a-t-il affirmé.

Nurse, qui a vanté la condition physique de ses joueurs la semaine dernière, a dit qu’il a retrouvé ses façons de faire pendant le premier entraînement qu’il a dirigé en quatre mois.

« J’avais des pensées sur la façon dont serait structuré l’entraînement et nous y avons participé de façon totalement différente qu’à l’habitude, a-t-il souligné. Dans cette situation, c’est important pour nous de jouer, mais il faut également prendre conscience de l’état de santé. »

Fred VanVleet a avoué que ce retour à l’entraînement avait des allures « de première journée d’école » pour toute l’équipe.

« Nous devons être prêts à jouer, mais nous devons également adopter une approche de marathon. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir », a indiqué le meneur des Raptors.

La formation torontoise aura l’occasion d’explorer son nouvel environnement au cours des prochains jours.

« Je crois qu’il y aura encore plus de choses à faire pour nous plus le temps va avancer. Tout le monde sera testé, en sécurité et en quarantaine et je pense que nous pourrons faire plus d’activités », a insisté VanVleet.

La Floride a été ravagée par la COVID-19 au cours des dernières semaines. L’État a atteint le plateau des 250 000 cas, dont 10 300 nouveaux cas rapportés samedi.

VanVleet estime qu’il y a un plus grand sentiment de sécurité dans la ville-bulle de la NBA.

« Lorsque nous étions à Naples, nous ne pouvions pas contrôler les autres personnes, a-t-il laissé entendre. Les personnes à l’intérieur de la ville-bulle suivent les mêmes règles alors ce sera probablement la plus grosse différence. »