(Los Angeles) Le joueur du Jazz de l’Utah, Donovan Mitchell, infecté au nouveau coronavirus juste après son coéquipier Rudy Gobert, a reconnu avoir eu besoin « de temps pour (se) calmer », avant de finir par « entendre » le Français qui a présenté ses excuses pour sa négligence.

Agence France-Presse

« Pour être honnête avec vous, il m’a fallu un certain temps pour me calmer. J’ai lu ce qu’il a dit et j’ai entendu ce qu’il a dit. Je suis content qu’il aille bien, je suis content d’aller bien », a déclaré Mitchell à l’émission de télévision « Good morning America ».

Jeudi en officialisant lui-même avoir contracté la COVID-19, il avait, sans nommer Gobert, appelé les gens à « continuer à se renseigner et se rendre compte qu’ils doivent se comporter de manière responsable à la fois pour leur propre santé et pour le bien-être de leur entourage ».

Une blague pas appréciée

Il y a une semaine, 48 heures avant l’annonce de son test positif, Gobert avait fait une blague à la fin d’une conférence de presse. Après avoir répondu à une question sur l’épidémie, il s’était levé et avait touché de ses mains les micros et enregistreurs posés sur la table, avant de quitter la salle.

PHOTO D'ARCHIVES GEORGE FREY, AFP

Le joueur de basket français Rudy Gobert.

Il avait ensuite « présenté des excuses » aux personnes qu’il a pu « mettre en danger », admettant « avoir manqué de discernement » et confiant avoir ressenti de « la honte par moments ».

« Je suis juste très heureux, pour être honnête, que ce soit juste, et je déteste dire ça, juste nous deux et non pas tout le reste de l’équipe » a ajouté Mitchell. « Ni lui ni moi n’avons d’enfants à la maison. J’ai des coéquipiers qui ont des enfants, des employés qui ont des enfants à la maison. Donc, je suis content que nous ayons pu contenir autant que possible » le virus.

Donovan Mitchell s’est également voulu rassurant sur son état de santé : « Je n’ai aucun symptôme. Je pourrais marcher dans la rue, et si ce n’était pas de notoriété publique que je suis malade, vous ne le sauriez pas ».

« Je pense que ce qu’il y a de plus effrayant avec ce virus, c’est que vous pouvez sembler aller bien, être bien, et vous ne savez jamais à qui vous pouvez parler ».