Même s'ils ont tenu à féliciter les organisateurs pour la qualité du parcours, plusieurs coureurs rencontrés par La Presse ont déploré le cafouillage qui régnait à l'arrivée du marathon de Montréal, hier.

Mis à jour le 24 sept. 2018
Tristan Péloquin LA PRESSE

Des centaines de personnes ont dû attendre plus d'une heure en file pour récupérer leurs sacs d'effets personnels qui étaient gardés en consigne par les organisateurs dans l'atrium du Complexe Desjardins.

«Ça n'a pas de bon sens d'attendre aussi longtemps. Ils vont perdre des participants si cela se reproduit», a affirmé Johanne Rioux, coureuse qui a participé au demi-marathon, rencontrée dans la longue file d'attente qui s'étirait tout le long du tunnel qui relie le Complexe Desjardins à la Place des Arts.

Les organisateurs du marathon ont vite fait leur mea-culpa: «Nous nous excusons auprès de tous les participants. Nous avons essayé une nouvelle procédure, et ça n'a pas très bien fonctionné. Est-ce parce qu'il n'y avait pas assez de bénévoles? C'est ce qu'on va voir», a dit la porte-parole Josée Massicotte.

Par ailleurs, les organisateurs ont reconnu avoir connu certains ratés avec la langue française affichée sur le site internet de l'événement. Même si les communications envoyées par courriel aux coureurs étaient en français, les hyperliens menaient souvent à des sections anglophones du site.

«La plateforme web de l'ensemble des marathons Rock N'Roll a été modifiée tout récemment, et cela a occasionné certains problèmes. Nous avons travaillé très fort pour tout franciser. Notre priorité était de nous assurer que les affiches et les tentes d'événement soient en français et ça a été fait», a indiqué Mme Massicotte. 

Nouvelles marques

Sur le plan sportif, Ezekiel Mutai a remporté le marathon en 2 h 11 min 5 s, un record de l'épreuve montréalaise.

Le Kényan de 25 ans empochera donc 11 000 $ pour sa victoire. Son parcours inclut notamment une cinquième place au marathon de Madrid, en avril. Il a devancé par 4 min 33 s son compatriote Wycliffe Biwott.

La troisième place est revenue au Rwandais Jean-Marie Vianney-Uwajeneza (2 h 18 min 10 s).

Chez les femmes, la victoire est allée à la Rwandaise Salome Nyirarukundo, impériale en 2 h 28 min 2 s, aussi une marque montréalaise.

Nyirarukundo est également plus riche de 11 000 $. Elle a vaincu par 3 min 24 s la Kényane Joan Kigen. La troisième position a été l'affaire de l'Éthiopienne Emebet Anteneh (2 h 43 min 24 s).

Au demi-marathon, les honneurs sont allés à Alexis Lavoie-Gilbert, de Québec (1 h 9 min 25 s), et à Anne-Marie Comeau, de Saint-Ferréol-les-Neiges (1 h 14 min 46 s).

- Avec La Presse canadienne