Qui mérite une série documentaire de 10 heures ? Vous nous avez soumis 90 noms d’athlètes ou de clubs. Les plus populaires ? La famille Villeneuve, Lance Armstrong, Michael Schumacher, Guy Lafleur et les Expos de 1994. Voici quelques-uns des courriels que vous nous avez transmis.

Alexandre Pratt Alexandre Pratt
La Presse

Michael Schumacher

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Michael Schumacher célèbre sa victoire au circuit Gilles-Villeneuve, le 13 juin 2004.

De son arrivée avec les écuries de second ordre jusqu’à son premier triomphe. Sa carrière avec la moribonde Ferrari, à laquelle il a redonné du lustre et des championnats. Ses rivalités avec Ayrton Senna – trop brève –, Damon Hill et Jacques Villeneuve. Son attitude en piste. Sa volonté de vouloir gagner à tout prix. Sa retraite. Son retour. Son accident.

— Louis Rousseau

Andre Agassi

PHOTO PIERRE VERDY, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Andre Agassi aux Internationaux de France, à Roland-Garros, le 10 juin 1990

Le documentaire commencerait par : « Je n’ai jamais aimé le tennis… »

— Olivier Marquis

Andre Agassi (bis)

Toutes les phases de sa vie sont fascinantes. Ses retours de services, sa santé, ses amours, ses hauts et ses bas. Tout pour accrocher. Agassi était aussi l’image d’un conflit générationnel : un X qui porte un manteau de jeans et qui challenge le clean boy Sampras. Ça a provoqué beaucoup de débats avec mes parents !

— Jacques Caussignac

Barry Bonds

PHOTO JOHN GRESS, ARCHIVES REUTERS

Barry Bonds à Milwaukee, au Wisconsin, le 21 juillet 2007

Le fils d’un grand joueur qui n’est pas à Cooperstown et qui a vécu du racisme du baseball. Son incapacité de produire en séries avec les Pirates, malgré de grandes saisons. Sa jalousie envers Andy Van Slyke, qui était Blanc et plus apprécié par les partisans des Pirates. Ses 40 circuits et 40 buts volés en une saison. Ses relations avec Jeff Kent, les médias, les partisans de San Francisco. Sa possible exclusion du Temple de la renommée, alors qu’il aurait pu être le meilleur joueur de l’histoire sans produits dopants.

— Jean-François Roussy

Lance Armstrong

PHOTO PIERRE ANDRIEU, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Lance Armstrong au 92e Tour de France le 24 juillet 2005

L’histoire d’un homme qui survit au cancer et réussit ensuite un exploit sportif hors norme en remportant à répétition l’épreuve sportive ultime. Qui utilise son incroyable [parcours] pour inspirer les gens et rabaisser tous ceux qui oseraient remettre en doute son intégrité. Tout cela avec en trame de fond des mensonges, des menaces, des pots-de-vin, des trahisons et, pour finir, une confession en « prime time » ! 

— Jean-François Journault

Mario Lemieux et Wayne Gretzky

PHOTO GENE J. PUSKAR, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Mario Lemieux, alors capitaine des Penguins de Pittsburgh, en 2005

PHOTO DENIS COURVILLE, ARCHIVES LA PRESSE

Wayne Gretzky, alors capitaine des Kings de Los Angeles, le 11 décembre 1989

Je suis né en 1992. J’ai toujours entendu parler d’eux sans les avoir vu jouer. Je prendrais vraiment plaisir à regarder un documentaire comme celui sur Michael Jordan.

— Jonathan Faucher Bilodeau

Patrick Roy

PHOTO MIKE BLAKE, ARCHIVES REUTERS

Patrick Roy soulève la Coupe Stanley le 24 mai 1986.

Sa Coupe comme recrue en 1986, puis la conquête de 1993, avec un entraîneur analphabète et le bâton de Marty McSorley. Aussi sa relation tumultueuse (c’est un euphémisme) avec Mario Tremblay, menant à son échange, puis la paix retrouvée avec le Canadien lors du retrait de son numéro. 

Et ça, ce sont seulement ses années avec le Canadien !

— Josée Brodeur

Federer-Nadal-Djokovic

PHOTO CHRISTOPHE ARCHAMBAULT, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE 

Roger Federer aux Internationaux de France, à Roland-Garros, le 2 juin 2019

PHOTO ERIC GAILLARD, ARCHIVES REUTERS

Rafael Nadal au tournoi de Monte Carlo le 19 avril 2019

PHOTO HANNAH MCKAY, REUTERS

Novak Djokovic aux Internationaux d’Australie, à Melbourne, le 28 janvier dernier

Federer arrive au sommet à 23 ans. Quelques années plus tard, il se faire « challenger » par un jeune prodige de Mallorca, qui ne va plus le lâcher jusqu’à ce jour ! Les deux semblent vouloir valser pour la première place pendant des années quand soudain, Novak Djokovic, au tout début des années 2010, se met à les battre tous les deux sans arrêt et devient numéro 1. Les trois sont encore au sommet et se sont encore une fois partagé la première place ces trois dernières années.

— François Blouin

Le Canadien des années 70

PHOTO ROBERT NADON, ARCHIVES LA PRESSE

Dernier match de la série finale de la Coupe Stanley 1977-1978 opposant le Canadien aux Bruins au Boston Garden, le 25 mai 1978

Jean Béliveau et Henri Richard sur leurs derniers milles. D’autres qui arrivent. Tout ce qui devait se passer dans ce vestiaire. Lafleur mériterait un chapitre non censuré ! Les Nordiques qui viennent voler Réjean Houle, Marc Tardif et Jean-Claude Tremblay. Ken Dryden qui étudie et observe tout cela en retrait. Big Bird qui détruit les Broad Street Bullies. Don Cherry debout sur la bande. Les jokes et les tours de Pointu…

— Alain Dupéré

Le Barça de Pep Guardiola

PHOTO ALBERT GEA, ARCHIVES REUTERS

Pep Guardiola, entraîneur de l’équipe de Barcelone, est soulevé dans les airs pour célébrer la victoire contre Manchester United le 27 mai 2009.

Tout est là : Lionel Messi, la base de l’équipe nationale d’Espagne qui allait gagner la Coupe du monde 2010, la rivalité avec le Real Madrid… On a même José Mourinho comme méchant, il adore ce rôle !

— Andrés Garcia

L’équipe de France 2006

PHOTO JOHN MACDOUGALL, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE 

Zinedine Zidane, de l’équipe de France, et Marco Materazzi, de l’équipe d’Italie, durant la finale de la Coupe du monde 2006, le 9 juillet

Le raté des qualifications, le retour de Zidane, Thuram, Makelele. La main d’Henry pour se qualifier face à l’Irlande. Le drame en Irlande (un bon épisode). La haine française vis-à-vis de Domenech. Le début calamiteux du parcours en Coupe du monde. La qualification de justesse pour les huitièmes de finale. La révélation Ribéry. Sa complicité avec Zidane. Le match d’anthologie de Zidane contre le Brésil et le but d’Henry. La demi-finale contre le Portugal et le penalty. La finale contre l’Italie. Le coup de boule. La fin de Zidane. Le triomphe de l’Italie et d’une équipe sous-estimée. Il y a un nombre impressionnant de rivalités. De la haine, du mépris et de l’amour.

— Cédric Coussy

Lionel Messi contre Cristiano Ronaldo

PHOTO MANU FERNANDEZ, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Cristiano Ronaldo et Lionel Messi se disputent le ballon durant un match le 3 décembre 2016.

Contrairement à [ce qu’Alexandre Pratt affirme], je pense que la rivalité Messi-Ronaldo mériterait une longue série. Avoir probablement les deux meilleurs joueurs de tous les temps (du moins dans le top 5), qui jouent en même temps, en s’échangeant le Ballon d’or chaque année, c’est une situation complètement unique, tous sports confondus. Deux styles de jeu, deux personnalités complètement différentes, les deux sportifs les plus populaires de la planète, tout y est.

— Xavier Raymond-Gagnon