Le quart des étudiants-athlètes de la province affirme « ne pas bien aller », révèle un sondage mené par l’Alliance Sports-Études.

La Presse

L’organisme, dont la mission est « de soutenir la réussite et la persévérance des athlètes québécois de haut niveau qui poursuivent des études postsecondaires », a publié les résultats d’une enquête menée la semaine dernière auprès de 300 étudiants-athlètes. Les questions portaient sur leur santé et sur leur motivation par rapport à la pratique de leur sport dans le contexte de la pandémie de COVID-19 et du confinement en vigueur.

Dans un communiqué, l’Alliance écrit être « préoccup[ée] des effets du confinement » à la lumière des données recueillies. Celles-ci indiquent que 24 % des répondants « ne vont pas très bien ou pas bien du tout ». En majorité, ces jeunes soulignent que le confinement affecte beaucoup ou énormément leur entraînement (62 %), alors qu’un peu moins de la moitié (45 %) affirme que c’est la motivation à s’entraîner qui est atteinte.

Par ailleurs, 49 % des répondants ont déploré que la situation nuisait beaucoup ou énormément à leur motivation scolaire.

L’Alliance souligne être consciente « que chacun doit faire sa part pour limiter la propagation », mais craint que « plus les mesures seront en place longtemps, plus la santé et la motivation des étudiants-athlètes déclineront ». Le regroupement estime en outre qu’un « retour graduel du sport » dans un cadre « sécuritaire pour les personnes vulnérables » serait « bénéfique pour la population, en particulier les jeunes ».

L’Alliance Sports-Études était au nombre des 115 cosignataires de la lettre « Le sport organisé est un coéquipier » publiée dans notre section Débats ce mardi matin. Cette missive somme Québec de faire du sport organisé un secteur prioritaire dans le processus de déconfinement de la province.