Rappel de quelques évènements marquants qui se sont produits au fil du temps entre le 15 et le 21 juin.

André Rivest
André Rivest La Presse

17 juin 2010 
Halak, le héros des séries échangé 

Le tandem Jaroslav Halak-Carey Price ne pouvait continuer. Après avoir pratiquement battu les Capitals de Washington à lui seul et éliminé les Penguins de Pittsburgh, champions en titre, grâce à son brio et aux buts opportuns de Mike Cammalleri, Jaroslav Halak est devenu le favori de la foule montréalaise, qui lui doit un printemps de rêve. Pourtant, le directeur général du Canadien, Pierre Gauthier, confie le filet au jeune Carey Price, chancelant la saison précédente. En retour de Halak, Montréal obtient Lars Eller et Ian Schultz des Blues de St. Louis. Eller est un bon espoir, mais Schultz ne fera que passer.

Les experts s’entendent pour dire que le Canadien n’a pas obtenu beaucoup pour un gardien numéro un. Halak allait devenir agent libre avec compensation (et exiger le salaire d’un premier gardien) et le torchon brûlait entre Allan Walsh, son agent, et la direction de l’équipe. Sur la place publique, l’échange est loin de plaire aux amateurs et aux analystes, qui déchirent leurs chemises devant l’outrage fait au héros des séries.

17 juin 1994 
O.J., fugitif en cavale

PHOTO MYUNG J. CHUN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Entouré de ses avocats Robert Shapiro (à gauche) et Johnnie Cochran fils, O.J. Simpson réagit alors qu’il est reconnu non coupable des meurtres de son ex-femme Nicole Brown et de son ami Ron Goldman à l’issue de son procès, en octobre 1995.

Formellement accusé du meurtre de son ex-femme Nicole Brown et de son ami Ron Goldman, l’ancien porteur de ballon vedette des Bills de Buffalo O.J. Simpson refuse de se rendre à la police de Los Angeles. Il prend plutôt la fuite dans un Ford Bronco blanc conduit par son ami Al Cowlings. S’ensuit une chasse à l’homme mémorable suivie en direct par des millions de spectateurs. À basse vitesse, un cortège de plusieurs voitures de police arpente les autoroutes sur une centaine de kilomètres, suivi par une foule de supporteurs en voitures. La traque dure presque deux heures dans un climat de cirque hollywoodien.

Tout accuse Simpson : Nicole Brown a dû appeler le 911 à plusieurs reprises pour fuir la violence de Simpson ; O.J. a déclaré qu’il la tuerait s’il la voyait avec un autre homme, etc. Seule l’embauche de criminalistes exceptionnels pouvait le disculper, et c’est ce qui s’est produit. Hollywood…

20 juin 1980 
Duran-Leonard au Stade olympique

PHOTO PIERRE MCCANN, ARCHIVES LA PRESSE

Sugar Ray Leonard et Roberto Duran

46 317 spectateurs se donnent rendez-vous au Stade olympique de Montréal pour assister à un combat légendaire. D’un côté, Sugar Ray Leonard, jeune boxeur vif comme un chat, gracieux et admiré. Possiblement le plus beau boxeur depuis Muhammad Ali qui, de plus, avait remporté la médaille d’or de sa catégorie au Jeux de Montréal en 1976. Et de l’autre, le vétéran panaméen Roberto Duran, un taureau qui ne recule jamais. On croyait la foule acquise à Leonard, mais c’est plutôt Duran qui a réussi son opération de charme, allant même jusqu’à entrer sur le ring drapé de l’étendard québécois.

Le combat est furieux. Leonard ne fuit pas la bagarre, au grand bonheur de Duran. « Les coups que ces hommes-là se sont donnés, n’importe quel boxeur aurait croulé sous leur nombre, si ce n’est sous leur puissance. Mais les deux hommes n’étaient pas n’importe qui. C’était deux légendes, deux seigneurs, qui se disputaient une couronne ! », racontait notre reporter Lilianne Lacroix. Duran l’avait emporté par décision unanime, prélude à un combat revanche.