Chaque année, Max Taillefer guette l'arrivée de la première neige dès que les températures froides s'installent. Pour le pilote professionnel québécois, c'est alors le temps de se préparer en vue de la nouvelle saison de l'AMSOIL Championship Snocross.

PASCAL MILANO LA PRESSE

« C'est comme le championnat du monde. Tous les meilleurs au monde se ramassent là. Il y a des coureurs de la Suède, de la Norvège, des Américains et des Canadiens », résume le coureur de 29 ans.

Le Lavallois commence les tests comparatifs et prépare sa machine dès la fin du mois d'octobre. La saison, elle, démarre au mois de novembre et s'étend, sur huit fins de semaine, jusqu'au milieu du mois de mars. Taillefer a pris le cinquième rang du dernier championnat national, avec 474 points. 

« J'ai eu des petites avaries mécaniques qui m'ont empêché de finir deux courses. J'étais bien positionné, mais j'ai un peu glissé au classement à cause de ça. Mais en général, je suis quand même satisfait de mes résultats. »

- Max Taillefer

Taillefer concourt dans la catégorie Pro Lite où un autre Québécois, Francis Pelletier, a tiré son épingle du jeu en prenant le deuxième rang du classement général. Les épreuves se déroulent sur un parcours qui comprend des virages serrés et des bosses.

« Le fabricant fait des machines de 600 cc exprès pour la course. Elles sont plus légères avec un plus petit réservoir d'essence, détaille-t-il. On peut atteindre les 120-140 km/h sur une piste de course, mais ce sont des machines qui réagissent très vite. C'est un sport qui est quand même très dangereux. Les machines pèsent 500 lb, on n'est à l'abri de rien. »

Lors de la dernière saison, les pilotes se sont rendus dans les États du Minnesota, du Wyoming, du Dakota du Sud, du Michigan, de New York, de l'Iowa et du Wisconsin. En général, ils arrivent le jeudi - parfois le mercredi - sur les sites afin d'installer leur matériel. CBS Sports retransmet une partie des épreuves. Et dans les gradins ?

« Ça dépend des événements, mais il y a quand même beaucoup de monde dans les gradins, répond Taillefer. À Minneapolis, où la course a lieu dans un hippodrome, il doit y avoir 50 000 personnes qui peuvent venir nous voir. À Deadwood, une petite ville du Dakota du Sud qui est assez touristique, c'est également tout le temps plein. »

Taillefer était haut comme trois pommes lorsque son père l'a initié à la motoneige lors des fins de semaine au chalet. Il a ensuite fait ses premières courses vers l'âge de 12 ou 13 ans. « Je n'ai jamais vraiment arrêté, poursuit celui qui évolue dans le circuit national depuis cinq ans. Je n'ai pas raté de saison, mais j'ai bien eu quelques blessures, comme à la clavicule, qui ont parfois écourté mon année.

« Je vis de la motoneige l'hiver, mais l'été, j'ai un autre emploi. Il y en a quelques-uns qui ont de meilleurs bonus et qui gagnent plus. Mais tu ne dis pas que, à ta retraite, tu n'as plus besoin de travailler. »

Une nouvelle expérience en 2018

Taillefer participera, samedi, à la deuxième édition des Red Bull Sledhammers au Ski La Réserve, à Saint-Donat. L'an dernier, c'est lui qui avait remporté l'épreuve même s'il ne « savait pas dans quoi » il se lançait. Le parcours, d'un dénivelé de 150 m, est une combinaison de virages relevés, de pont, de sauts et de rouleaux. La compétition prend la forme de face-à-face dans les catégories des professionnels et des amateurs.

Il précise : « C'est une piste totalement différente par rapport à ce qu'on connaît. On est habitués à des pistes en circuit fermé, comme en motocross, et là, ils ont pris une piste qui monte. C'est un mélange de hill cross et de snow cross avec des sauts et des obstacles. J'ai adoré. Je m'en vais avec le titre de numéro 1 et j'espère repartir avec. »

Un parcours entièrement revu

En tout, 64 coureurs dans la catégorie amateur et quelques motoneigistes dans la catégorie professionnelle s'affronteront dès 10 h, samedi, aux Red Bull Sledhammers à Ski La Réserve de Saint-Donat. Le parcours qui grimpe de 150 m a été complètement revu par rapport à celui de la première édition. Les coureurs, qui s'affrontent dans un format à un contre un, devront notamment faire face à une rampe suivie d'un vide de 20 pi menant à une plateforme surélevée d'où ils s'élanceront sur un autre saut de 25 pi.

PHOTO FOURNIE PAR MAX TAILLEFER

Max Taillefer.