(Gwangju) Sans complexe, le relais canadien a décroché la médaille de bronze au 4x200 m libre féminin jeudi, aux Championnats du monde de natation de Gwangju, en Corée du Sud.

La Presse canadienne

Kayla Sanchez, Taylor Ruck, Emily Overholt et Penny Oleksiak ont complété l’épreuve en sept minutes et 44,35 secondes.

«Nous n’avions pas vraiment d’attentes. Nous ne nous attendions pas à gagner et nous ne nous attendions pas à finir dernières, a confié Oleksiak. Nous nous amusions dans la chambre d’appel, nous dansions et nous étions heureuses, et je pense que c’est pour ça que ç’a fonctionné.»

Oleksiak a du même coup remporté sa quatrième médaille en carrière aux Mondiaux, devenant la nageuse canadienne la plus décorée de l’histoire du pays dans cette compétition.

«C’était vraiment exaltant, mais honnêtement je n’aurais pas pu le faire sans ces filles», a-t-elle déclaré. Il s’agissait également d’une deuxième médaille en carrière aux Mondiaux pour Sanchez, Ruck et Overholt.

L’épreuve a été remportée par l’Australie en 7:41,50, devant les États-Unis (7:41,87).

Le Canada a ainsi porté à cinq son total de médailles depuis le début des épreuves de natation aux Mondiaux, égalant ainsi la meilleure récolte de l’histoire — réussie à Montréal en 2005. Le pays compte maintenant deux médailles d’or, une d’argent et deux de bronze.

AP

Taylor Ruck

Ruck a poursuivi sa journée de rêve en se qualifiant pour la finale du 100 m libre. Ruck, de Kelowna, a signé le quatrième temps des demi-finales en 53,04 secondes. La Suédoise Sarah Sjöstrom a dominé ses adversaires en franchissant la distance en 52,43 secondes, suivie des Australiennes Cate Campbell (52,71) et Emma McKeon (52,77). La finale aura lieu vendredi.

D’autre part, les représentantes de l’unifolié Sydney Pickrem et Kelsey Lauren Wog se sont qualifiées pour la finale du 200 m brasse.

Pickrem a signé le troisième meilleur temps des demi-finales en 2:23,11, tandis que Wog a suivi en septième place en vertu de son chrono de 2:24,17. Seules les huit premières nageuses en demi-finales se sont qualifiées pour la finale, qui aura lieu vendredi.

Du côté masculin, le Canadien Markus Thormeyer s’est qualifié pour la finale du 200 m dos. Thormeyer, de Newmarket, en Ontario, a réalisé le cinquième temps des demi-finales en 1:56,96. Seuls les huit premiers nageurs participeront à la finale, qui sera présentée vendredi également.

En cours de route, Thormeyer a abaissé le record canadien vieux de 10 ans. Matt Hawes, d’Ottawa, avait signé un chrono de 1:57,34 au 200 m dos en 2009.

«Je ne pensais même pas au record, a-t-il dit. Je ne devais même pas être là. Je n’avais donc rien à perdre et j’ai seulement foncé. C’est génial d’avoir réussi un meilleur temps par une demi-seconde.»

Les Américaines ont pu compter sur Ledecky

AP

Katie Ledecky

Les Américaines ont pu compter sur le retour de leur nageuse étoile Katie Ledecky au relais 4x200 m libre. Elles n’ont cependant pu freiner les Australiennes, qui en ont profité pour établir un nouveau record du monde.

Ledecky était de retour dans la piscine après une absence de deux jours en raison d’un malaise. Elle a propulsé les Américaines en tête lors du deuxième relais, mais sa performance s’est révélée insuffisante pour leur permettre de défendre leur titre acquis en 2017.

Après coup, Ledecky a mentionné qu’elle avait souffert de déshydratation et de vomissements ces derniers jours.

«Nous ignorons la cause de tout ça, a-t-elle confié. Je ne me serais pas retirée si ça n’avait pas été sérieux, ni si je n’avais pas été préoccupée et effrayée pour ma santé.»

Au milieu d’une nuit blanche, le téléphone de Ledecky a résonné à la suite d’un texto de Michael Phelps. Le détenteur de 23 médailles olympiques avait entendu parler du mystérieux malaise qui a secoué l’Américaine et voulait s’assurer que tout allait bien.

«Ç’a été très réconfortant. Ça m’a redonné un peu de force», a admis Ledecky, qui doit encore participer aux étapes préliminaires du 800 m libre vendredi.

«Ç’a été beaucoup mieux qu’anticipé, donc je dirais que je suis à 95% certaine de nager demain», a-t-elle conclu.

AFP

Caeleb Dressel

Même si les États-Unis n’ont pu défendre leur titre au relais 4x200 m libre, ceux-ci ont porté à cinq leur récolte de médailles à la suite des victoires d’Olivia Smoliga et Caeleb Dressel.

Smoliga a gagné le 50 m dos, une épreuve qui ne fait pas partie du programme olympique.

Quant à Dressel, il a gagné l’épreuve-reine de la natation, le 100 m libre, pour mettre la main sur sa troisième médaille d’or — et sa quatrième au total aux Mondiaux.

«Ç’a fait très mal, pour être franc, a-t-il convenu. On ne ressent pas chaque soir cette sensation magique, alors tu dois faire fi de tout ça et te contenter de nager.»

Dressel a touché le muret en 46,96 secondes, et il fut le seul nageur sous la barre des 47 secondes en finale. Il a d’ailleurs passé à seulement 0,05 seconde du record de 46,91 secondes du Brésilien Cesar Cielo, établi il y a une décennie.

Le champion olympique, Kyle Chalmers, s’est contenté de l’argent en 47,08, devant le Russe Vladislav Grinev en 47,82.

«Ç’a pris un effort à 100%, surtout que j’avais Kyle tout juste derrière moi, ce qui m’a forcé à maintenir la cadence jusqu’au bout», a dit Dressel.

Les compétitions se poursuivront jusqu’à dimanche au Centre aquatique de l’Université Nambu.

— Avec l’Associated Press