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Publié le 13 mai
Ève Dumas
Ève Dumas La Presse

Les talismans de Bilak

Bilak

  • Ces petites grappes qui ressemblent à des fleurs sont en fait des motifs inspirés par des sites mégalithiques. Collier Symatic Sigil en argent : 210 $.

    PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

    Ces petites grappes qui ressemblent à des fleurs sont en fait des motifs inspirés par des sites mégalithiques. Collier Symatic Sigil en argent : 210 $.

  • Wasselena Bilak a d’abord étudié la joaillerie pour pouvoir faire ses propres bijoux.

    PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

    Wasselena Bilak a d’abord étudié la joaillerie pour pouvoir faire ses propres bijoux.

  • Portée sur ou sous les vêtements, cette chaîne de corps est le fruit d’une exploration de la sensualité, d’une célébration du corps. Chaîne fine en argent : 230 $.

    PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

    Portée sur ou sous les vêtements, cette chaîne de corps est le fruit d’une exploration de la sensualité, d’une célébration du corps. Chaîne fine en argent : 230 $.

  • Avec la mode du haut écourté, la chaîne de taille brillera à l’été (à partir de 150 $).

    PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

    Avec la mode du haut écourté, la chaîne de taille brillera à l’été (à partir de 150 $).

  • Wasselena Bilak a toujours aimé les bijoux de fantaisie, mais regrettait qu’ils soient souvent faits de matériaux de piètre qualité. Ces jolies fleurs sont en argent. Prix non disponible.

    PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

    Wasselena Bilak a toujours aimé les bijoux de fantaisie, mais regrettait qu’ils soient souvent faits de matériaux de piètre qualité. Ces jolies fleurs sont en argent. Prix non disponible.

  • Ces bijoux parlent du lien de la joaillière avec la technologie. Boucles d’oreilles Sigil avec perles, 110 $ ; boucles d’oreilles Cymatic Sigil, 95 $ ; bracelet Sigils, 230 $.

    PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

    Ces bijoux parlent du lien de la joaillière avec la technologie. Boucles d’oreilles Sigil avec perles, 110 $ ; boucles d’oreilles Cymatic Sigil, 95 $ ; bracelet Sigils, 230 $.

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« Je me sens un peu sorcière quand je fais mes bijoux », déclare Wasselena Bilak, lorsque nous la rencontrons dans son atelier du Mile End. Il faut dire que ses créations sont particulièrement singulières et envoûtantes.

Prenez ces petites grappes qui composent les pièces de la gamme Cymatic : on pourrait croire à des fleurs, mais ce sont en réalité des motifs inspirés par des sites mégalithiques. Et là où vous ne voyez que des poissons, la joaillière, elle, parle de mythologie sumérienne, de nos origines aquatiques, de nos corps constitués d’eau, etc. La toute récente collection de « bijoux de corps » n’est pas qu’esthétique. C’est le fruit d’une exploration de la sensualité, d’une célébration du corps. « Des fois, je les porte sous mes vêtements. Personne ne les voit, mais moi, je me sens puissante », indique-t-elle.

Récemment, la chercheuse de sens s’est mise à examiner son lien avec la technologie. « Pour moi, la technologie, c’était quelque chose d’un peu evil. C’est sûr qu’elle nous sert, qu’elle nous libère de plein de choses, mais en même temps, elle nous submerge. Je n’aimais pas du tout le fait de porter sur moi en permanence un objet au sujet duquel j’avais des pensées négatives : le cellulaire. Alors je me suis mise à disséquer des vieux iPhone et même des vieux ordinateurs. Puis j’ai été fascinée par la beauté des circuits imprimés, qui peuvent même ressembler à des plans de cités anciennes. Ça m’a permis de créer un lien émotionnel avec la technologie. »

Aussi a-t-elle créé avec ces petits circuits des espèces de sceaux sur lesquels elle superpose des motifs de pyramides et des symboles de l’Antiquité. Le nom de cette collection, « Sigils », est polysémique. Le mot « sigil » fait autant référence à des signes cabalistiques qu’à un langage de programmation, un logiciel et un jeu vidéo.

Il y a sept ans, la jeune orfèvre a quitté Paris pour venir vivre et travailler à Montréal, dans le monde des effets spéciaux au cinéma. « Très vite, j’ai compris qu’en réalisant les objectifs professionnels que je m’étais fixés, je n’étais pas plus heureuse. J’avais l’impression de subir le temps. J’avais commencé à suivre des cours au Centre des arts visuels de Westmount, les week-ends. Je voulais travailler avec mes mains. Et comme j’avais envie d’apprendre plus et plus vite, je suis allée à l’école de joaillerie de Montréal. J’ai arrêté dès que j’ai senti que j’étais assez indépendante pour faire ce que j’ai envie de faire. »

Son amour des bijoux, elle l’attribue au bon goût de sa grand-mère maternelle. « Je lui demandais tout le temps de regarder dans sa boîte à bijoux. On ouvrait les tiroirs ensemble et je lui demandais : “Quand je serai grande, est-ce que je pourrais avoir ça et ça et ça ?” » Aujourd’hui, un de ces précieux bijoux de famille cohabite sur sa main droite, avec les bagues qu’elle a elle-même façonnées.

Consultez le site de Bilak

Mamé

Mamé

  • Wide Tee, sept heures de travail, 332 $

    PHOTO FOURNIE PAR MAMÉ

    Wide Tee, sept heures de travail, 332 $

  • Haut en cœur, six heures de fabrication, 211 $ ; jupe taille basse, 10 heures de fabrication, 308 $

    PHOTO FOURNIE PAR MAMÉ

    Haut en cœur, six heures de fabrication, 211 $ ; jupe taille basse, 10 heures de fabrication, 308 $

  • Short tricolore, sept heures de fabrication, 235 $

    PHOTO FOURNIE PAR MAMÉ

    Short tricolore, sept heures de fabrication, 235 $

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Les nouvelles reines du crochet Mélanie Loubert et Magalie Billardon, de la griffe Mamé, ont dévoilé les pièces colorées de la saison à l’occasion d’un défilé de mode inclusif et non genré tenu à la mi-avril à l’espace WIP, sur le boulevard Saint-Laurent. Si la précédente collection était un hommage aux grands-parents de ce monde, isolés depuis le début de cette interminable pandémie, la nouvelle souhaite s’adresser aux semblables des deux fondatrices dans la vingtaine. « Mamé, ce n’est pas juste un vêtement, c’est de l’actualisation de soi. On représente la nouvelle génération, les nouvelles façons de faire, et on veut être un exemple dans notre industrie, montrer que c’est possible de faire de beaux vêtements écoresponsables où tout le monde peut trouver son bonheur », déclarent-elles dans le communiqué. Produites à la commande, les pièces de Mamé coûtent entre 80 $ (bralette et foulard de tête) et 1050 $ (hoodie), selon le nombre d’heures investies (respectivement 2 et 40 !). On découvre ces informations sur le site, où vous pourrez découvrir que le crochet n’est plus qu’une affaire de… mamie !

Consulter le site de Mamé

Le retour du chapeau de cowboy ?

Heirloom

  • Le Cowboy Bebop en feutre coûte 375 $. Il est malheureusement épuisé en rose bubblegum, mais offert dans plusieurs autres couleurs, dont un très joli rose tendre.

    PHOTO PHIL BERNARD, FOURNIE PAR HEIRLOOM

    Le Cowboy Bebop en feutre coûte 375 $. Il est malheureusement épuisé en rose bubblegum, mais offert dans plusieurs autres couleurs, dont un très joli rose tendre.

  • Le Cowboy Bebop en paille naturelle avec garniture en cuir lilas coûte 285 $.

    PHOTO PHIL BERNARD, FOURNIE PAR HEIRLOOM

    Le Cowboy Bebop en paille naturelle avec garniture en cuir lilas coûte 285 $.

  • Même en noir, le Cowboy Bebop ne laisse pas indifférent.

    PHOTO PHIL BERNARD, FOURNIE PAR HEIRLOOM

    Même en noir, le Cowboy Bebop ne laisse pas indifférent.

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On a vu une Lou Doillon enceinte se promener à Los Angeles avec son « stetson », il y a quelques semaines. Puis le DJ Diplo a récemment eu sa période Urban Cowboy. Plus près de nous, à Montréal, la marque Heirloom a lancé le Cowboy Bebop au début du mois de mars. La créatrice Samantha-Tara Mainville s’est amusée à fabriquer ses feutres à bord court et retroussé en plusieurs couleurs, dont un rose bubblegum (en rupture de stock) et un lavande. Et voici que la version estivale en paille naturelle vient d’arriver sur le site avec le reste de la collection printemps-été. « Mon grand-père, qui m’a inculqué l’amour du chapeau bien fait, était camionneur et il portait toujours un chapeau et des bottes de cowboy, se rappelle la modiste. […] Je trouve que c’est un look fort, mais qui peut se marier à toutes sortes de styles, aussi bien une petite robe d’été qu’un short avec des runnings. »

Consulter le site d’Heirloom

Elisa C Rossow à Pointe-Saint-Charles

PHOTO FOURNIE PAR ELISA C ROSSOW

Vivienne, en coton biologique, est la robe d’été parfaite : élégante, coquette, écologique. La perfection a un prix : 445 $.

Elisa C Rossow, créatrice montréalaise réputée pour son approche toujours plus écologique et loin des diktats de la fast fashion, vient de quitter son atelier de Griffintown pour un petit mais lumineux local de la rue Centre, à Pointe-Saint-Charles. Elle y reçoit désormais les clientes sur rendez-vous, que ce soit pour un essayage, pour une prise de mensurations ou pour un projet sur mesure. Nous lui avons rendu visite afin de découvrir le nouvel espace, mais aussi les pièces les plus récentes, qui s’ajoutent à ses classiques estivaux. Car chez Elisa C Rossow, les intemporels s’additionnent d’une saison à l’autre plutôt que de toujours être remplacés par la nouveauté du moment. La robe Vivienne, en coton biologique, est notre gros coup de cœur. Sage devant, coquette derrière, elle incarne la parfaite robe d’été tout aller.

Consulter le site d’Elisa C Rossow

Livre du collège LaSalle

IMAGE FOURNIE PAR LE COLLÈGE LASALLE

La couverture du livre SIGNATURE, tome 2

Une nouvelle tradition est née au département de mode du collège LaSalle : le livre des finissants, un objet digne des plus grands magazines. SIGNATURE en est à son deuxième tome. La cohorte précédente, privée du traditionnel grand défilé de fin d’année pour les raisons dont vous vous doutez, a vu ses créations immortalisées dans le premier tome. Heureusement, les vêtements ont également pu vivre et bouger sur des mannequins l’été dernier, à l’occasion d’un déambulatoire tenu pendant le Festival mode et design. Pleines d’exubérance, les tenues des finissants de 2022 défileront aussi dans le Vieux-Port ce vendredi soir. Plus de 100 mannequins longeront la promenade du Vieux-Port aller-retour, du Grand Quai jusqu’au quai de l’Horloge. Pour commander le livre SIGNATURE, auquel ont participé plusieurs des photographes de mode, stylistes, maquilleurs et maquilleuses les plus réputés et réputées du Québec, on se rend sur le site du collège ou à son magasin, CL.IP, en personne.

Consulter le site du collège LaSalle