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L'homme de Néanderthal n'aimait pas les choux de Bruxelles

L'homme de Néanderthal avait, à l'instar de l'homme moderne, un gène qui fait... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

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Photo: Ivanoh Demers, La Presse

Agence France-Presse
Madrid

L'homme de Néanderthal avait, à l'instar de l'homme moderne, un gène qui fait que certaines personnes n'aiment pas le phénylthiocarbamide, un composé chimique au goût amer présent par exemple dans les choux de Bruxelles, selon des chercheurs espagnols.

Les chercheurs sont parvenus à ces conclusions après avoir procédé au séquencage d'un fragment de gènes d'os d'hommes de Néanderthal vieux de 48.000 ans découvert à El Sidron, dans le nord de l'Espagne, a annoncé mercredi le conseil supérieur des recherches scientifiques (CSIC).«Cela signifie que la perception gustative de l'amer est antérieure à la divergence de lignage» qui a séparé le Néanderthal de celui qui allait devenir l'homme moderne, selon le CSIC.

Le phénylthiocarbamide, ou encore PTC, est un composant chimique présent dans certains végétaux tels que les choux de Bruxelles, les brocolis ou dans certains fruits. Il est aussi présent dans certaines plantes toxiques.

«La perception de l'amer nous protège de l'ingestion de plantes toxiques», selon le CSIC.

Mais les similitudes avec l'homme moderne vont encore plus loin puisque les scientifiques ont découvert chez le Néanderthal une variante récessive du gène en question (TAS2R38) qui rendait certains d'entre eux incapables de détecter les PTC, tout comme environ un tiers des hommes modernes.

«C'est un mystère de l'évolution», pour le CSIC. «L'ingestion massive de ces composants (amers) peut être toxique, et il est donc difficile de comprendre, du point de vue de l'évolution, l'existence d'individus qui ne pouvaient pas les identifier».

Le directeur des recherches, Carles Lalueza Fox, de l'Université de Barcelone, émet l'hypothèse qu'ils avaient la possibilité de détecter d'autres composants pas encore identifiés, ce qui permettrait d'expliquer la raison de la survivance du gène récessif.

L'homme de Néanderthal et l'homme moderne émanent d'un ancêtre commun, mais ont divergé il y a environ 300.000 ans.

Le site d'El Sidron, dans les Asturies, a permis de retrouver depuis 2000 les restes d'au moins 10 Néanderthals.

L'homme de Néanderthal a disparu il y a environ 28 000 ans. Son dernier refuge connu était Gibraltar.




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