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La police israélienne interpelle le mufti de Jérusalem

Le mufti de Jérusalem, Mohammad Hussein, est la plus... (PHOTO MUHAMMED MUHEISEN, ARCHIVES AP)

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Le mufti de Jérusalem, Mohammad Hussein, est la plus haute autorité religieuse palestinienne.

PHOTO MUHAMMED MUHEISEN, ARCHIVES AP

Agence France-Presse

Le mufti de Jérusalem, la plus haute autorité religieuse dans les Territoires palestiniens, a été libéré mercredi après six heures d'interrogatoire sur son implication présumée dans des troubles sur l'esplanade des Mosquées, a annoncé la police israélienne.

«Le mufti a été libéré après six heures d'interrogatoire sur les incidents de mardi sur le mont du Temple (l'esplanade des Mosquées) et sur ses déclarations récentes sur ce site», a affirmé à l'AFP Micky Rosenfeld, porte-parole de la police.

«Il n'a pas été inculpé», a-t-il ajouté, sans donner d'autre détail.

Le mufti, Mohammed Hussein, avait été conduit dans la matinée par des policiers depuis son domicile jusqu'à un poste de police, où il a été interrogé.

Cette interpellation coïncide avec la célébration par Israël du «Jour de Jérusalem», marquant la «réunification» de la ville, dont le secteur oriental est occupé et annexé depuis la guerre israélo-arabe des Six-Jours, en juin 1967.

Le mufti, Mohammad Hussein, a été conduit par des policiers de son domicile à un poste de police, où il était interrogé pour «implication présumée dans les troubles qui se sont produits hier (mardi) au mont du Temple (l'esplanade des Mosquées, NDLR)», a déclaré à l'AFP le porte-parole, Micky Rosenfeld.

«Des chaises ont été jetées sur un groupe de juifs au mont du Temple» lors d'une visite sur ce site, dans la Vieille ville de Jérusalem, a-t-il expliqué.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a condamné dans un communiqué «l'arrestation par les autorités d'occupation israéliennes du mufti de Jérusalem et des lieux saints palestiniens Mohammad Hussein».

«Le président a demandé au gouvernement israélien de libérer immédiatement le mufti, jugeant que son arrestation constitue une atteinte flagrante à la liberté de culte», selon le texte.

Le ministre palestinien chargé de Jérusalem et gouverneur palestinien de Jérusalem Adnane al-Husseini a dénoncé dans un communiqué «cette arrestation provocatrice au moment où les forces d'occupation israéliennes protègent des gangs de colons extrémistes, qui terrorisent les familles palestiniennes à travers Jérusalem-Est occupé, tout en célébrant leur occupation illégale».

«Aujourd'hui, les colons israéliens, soutenus par le gouvernement, célèbrent leur "Jour de Jérusalem", marquant l'occupation par Israël de la capitale de la Palestine».

Des dizaines de milliers d'Israéliens étaient attendus mercredi à Jérusalem pour les marches et cérémonies commémoratives. «Des milliers de policiers ont été déployés dans et autour de Jérusalem et de la Vieille ville», a précisé M. Rosenfeld.

Le Parlement jordanien réclame l'expulsion de l'ambassadeur israélien

Les députés jordaniens ont réclamé mercredi au gouvernement l'expulsion de l'ambassadeur israélien Daniel Nevo, après l'interpellation du mufti de Jérusalem, a rapporté l'agence officielle Petra.

«Les (150 membres) de la chambre basse du Parlement ont exigé unanimement que le gouvernement demande à l'ambassadeur israélien de quitter la Jordanie et rappelle l'ambassadeur jordanien en Israël», Walid Obeidat, a indiqué l'agence.

Petra a précisé que le vote était intervenu «en réponse aux mesures d'occupation israélienne à la mosquée Al-Aqsa».

Cité par l'agence, le premier ministre jordanien Abdallah Nsour a déclaré aux députés que son gouvernement considérait de façon «très sérieuse» ces «violations israéliennes».

«Le conseil des ministres a discuté ce matin de (la décision) de permettre à des colons juifs extrémistes de pénétrer sur le site de la mosquée d'Al-Aqsa et l'arrestation du mufti de Jérusalem cheikh Mohmmad Hussein», a-t-il indiqué.

M. Nsour a ajouté que l'ambassade jordanienne à Tel-Aviv «va prendre toutes les mesures nécessaires pour répondre à ces crimes horribles».

L'esplanade, que les musulmans appellent le «Noble sanctuaire» (Haram al-Charif) et les juifs le «Mont du Temple», en référence au second Temple juif détruit par l'Empire romain en l'an 70, dont le principal vestige est le Mur des Lamentations est un lieu sacré pour l'islam comme pour le judaïsme et une source de tensions entre les deux communautés.

L'esplanade des Mosquées, qui abrite la mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher, est le troisième lieu saint de l'islam.

Israël considère Jérusalem comme sa capitale «unifiée et indivisible». Mais la communauté internationale ne reconnaît pas l'annexion de la partie orientale de la ville, qu'elle considère comme un territoire occupé, et dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l'État auquel ils aspirent.




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