(Moscou) La Russie a annoncé dimanche un nouveau record quotidien de contaminations au coronavirus pour le troisième jour consécutif, une propagation due au variant Omicron très contagieux.

Publié le 23 janvier
Agence France-Presse

Pays le plus endeuillé d’Europe par la COVID-19, la Russie a enregistré 63 205 nouveaux cas, après en avoir comptabilisé 57 212 samedi et 49 513 vendredi, selon les chiffres du gouvernement.

Le président russe Vladimir Poutine a averti la semaine dernière que son pays avait deux semaines pour se préparer avant d’être frappé à son tour par ce variant, appelant à accélérer le dépistage et la vaccination.

La capitale Moscou, épicentre de l’épidémie dans le pays, a également enregistré un nouveau record, pour le quatrième jour d’affilée, avec 17 528 nouveaux cas.

Les contagions sont en forte progression ces derniers jours, laissant présager d’une vague particulièrement forte.

En Russie, qui sort à peine d’une vague particulièrement meurtrière causée par le variant Delta, les autorités peinent toujours à convaincre les Russes d’aller se faire vacciner.

Alors même que ce pays dispose de plusieurs vaccins de sa propre conception, dont le Spoutnik V, moins de la moitié des 144 millions de Russes sont complètement immunisés à ce jour, selon le site internet spécialité Gogov.

Jeudi, les concepteurs du Spoutnik V ont revendiqué dans un communiqué une « protection forte » contre le variant Omicron, des propos similaires à ceux de M. Poutine qui a affirmé que le vaccin russe était « plus efficace que les autres utilisés dans le monde ».

Les chiffres du gouvernement font état de 326 112 décès dus à la COVID-19 depuis le début de la pandémie. Mais l’agence statistique Rosstat, qui s’appuie sur une définition plus large des décès liés au virus, en comptabilise près du double.

Après un confinement strict au printemps 2020, les autorités russes ont refusé de remettre en place de telles restrictions, malgré de nouvelles vagues épidémiques, afin de limiter les pertes économiques.

La Russie est le quatrième pays du monde le plus endeuillé par le virus, selon un décompte de l’AFP, après les États-Unis, le Brésil et l’Inde.