(Moscou) Vladimir Poutine a dit jeudi espérer résoudre avec le nouveau président américain Joe Biden les problèmes entre leurs deux pays, tout en prédisant que Donald Trump continuera de peser sur la scène américaine.  

Agence France-Presse

« Nous espérons que tous les problèmes qui se posent, ou peut-être pas tous, mais au moins une partie, seront résolus sous la nouvelle administration » américaine, a indiqué lors de sa traditionnelle conférence de presse de fin d’année le président russe.

Le président russe est un des rares dirigeants à avoir attendu le vote du collège électoral américain en faveur de M. Biden pour le féliciter mardi, expliquant ce refus par l’incertitude pesant sur le résultat du scrutin du 4 novembre compte tenu du refus de Donald Trump de reconnaître sa défaite et ses multiples recours en justice.

M. Biden a promis de se montrer ferme face à la Russie, accusée notamment d’ingérence dans le système électoral américain pour favoriser en 2016 l’élection de M. Trump face à Hillary Clinton.

Le milliardaire américain a toujours nié avoir bénéficié des efforts russes, tout comme M. Poutine, malgré les conclusions des enquêteurs américains qui ont conduit à de lourdes sanctions contre la Russie.

Vladimir Poutine a une nouvelle fois rejeté jeudi toute ingérence dans les élections américaines.

« Ce sont des spéculations dont le but est de détériorer les relations entre la Russie et les États-Unis et aussi pour que la légitimité de celui qui est encore président des États-Unis ne soit pas reconnue », a-t-il dit en référence à Donald Trump.

Pour lui, la relation russo-américaine est devenue « otage » de la bataille politique intérieure aux États-Unis.  

Le président russe a enfin jugé que le locataire sortant de la Maison-Blanche n’allait pas se retirer de la ville publique.

« Il n’a pas à chercher du travail. Près de 50 % de la population des États-Unis a voté pour lui […] il a une grosse base aux États-Unis,  et de ce que je comprends, il ne s’apprête pas à quitter la vie politique, a relevé M. Poutine.