(Paris) Le déconfinement, mais pas pour tout le monde : la France est sortie mardi d’un deuxième confinement, remplacé par un couvre-feu nocturne depuis 20 h, mais restaurants et lieux culturels doivent rester fermés à cause d’une épidémie dont on ne voit pas la fin.

Paul Ricard avec les bureaux de l’AFP
Agence France-Presse

On ne peut pas « garantir » que les cafés, bars et restaurants « rouvriront le 20 janvier », a prévenu le premier ministre Jean Castex mardi matin lors d’une entrevue radiophonique à Europe 1.

« Ça va dépendre de la façon dont nous aurons passé la période de fêtes » qui peut « être propice à une circulation accélérée » du virus si « nous n’étions pas collectivement responsables », a ajouté le premier ministre. Idem pour la culture : les « résultats » sanitaires ne sont « pas encore au rendez-vous » pour une reprise.

Rien ne change, donc, pour les restaurants et la culture, mais les Français peuvent à nouveau se déplacer partout et sans attestation, après un mois et demi de restrictions.

La crise sanitaire est toutefois loin d’être finie. Conséquence : un couvre-feu a pris le relais du confinement.

Devant la gare Saint-Lazare à Paris, de nombreuses personnes pressaient le pas à 19 h 30 pour prendre les derniers trains vers la banlieue avant le nouveau couperet.

Sébastien, quadragénaire, rentrait chez lui à Bois Colombe, sans angoisse : « Je ne serai pas chez moi à 20 h. Mais s’il y a aussi peu de contrôles que pendant le confinement, ça ira ! ».

Seule exception au couvre-feu : les déplacements seront autorisés durant la nuit de Noël, même s’il est recommandé aux Français de ne pas se réunir à plus de six adultes. Il faudra en revanche rester chez soi le soir du 31.

Le Conseil scientifique recommande « l’autoconfinement » pendant une semaine à ceux qui souhaitent passer des fêtes en famille, c’est-à-dire poser des congés ou télétravailler sept jours avant le 24 ou le 31 décembre.

Quant aux tests, ils doivent être faits si on est « symptomatique », pour savoir s’il faut s’isoler, rappelle le Conseil scientifique.

Pour la semaine écoulée, on enregistre une moyenne de 12 000 nouveaux cas positifs chaque jour, bien au-delà de l’objectif des 5000 cas quotidiens fixé par l’exécutif. Mardi, ce chiffre s’est encore élevé à 11 500 cas.

Le nombre de patients en réanimation était de 2871 mardi, contre 2896 lundi. Et les hôpitaux comptaient 25 207 patients atteints de la COVID-19 (242 de moins que la veille).

Depuis le début de l’épidémie, 59 072 personnes en France ont perdu la vie à cause du coronavirus.