(Ottawa) L’Union européenne a réinstauré une restriction de voyage pour les ressortissants canadiens, au moment où frappe une deuxième vague de la pandémie de COVID-19.

La Presse Canadienne

Cette mesure annule la décision prise en juin de lever les restrictions pour un certain nombre de ressortissants de pays non membres de l’UE, dont le Canada.

Une note du Conseil de l’Union européenne rendue publique jeudi indique que le Canada, ainsi que la Géorgie et la Tunisie, sont retirés de la liste de pays à partir desquels les voyages avaient été autorisés.

La note précise que la décision a été prise dans le cadre d’un processus d’examen régulier mené aux deux semaines. Le Conseil a consulté les agences et services européens concernés avant de prendre sa décision, ajoute-t-on.

« Cette recommandation s’inscrit dans le cadre des obligations du Conseil d’ajuster régulièrement les conditions d’entrée dans l’UE, en tenant compte de la situation épidémiologique dans l’Union et dans le monde », affirme un communiqué de la délégation de l’UE à Ottawa.

« La détermination des pays tiers à l’égard desquels la restriction actuelle des déplacements devrait être levée repose sur une évaluation des données scientifiques et sanitaires disponibles. »

Le communiqué indique que l’UE révise régulièrement ses avis aux voyageurs « dans l’espoir d’aller vers une levée des restrictions en matière de déplacement si la situation épidémiologique s’améliore ».

Chaque État membre de l’UE est responsable d’appliquer les restrictions de voyage et celles-ci peuvent varier selon les pays, ajoute-t-on.

« Si vous êtes un citoyen canadien et prévoyez de voyager dans l’UE, il vous est vivement conseillé de vérifier le calendrier et la nature des restrictions pour chaque pays que vous comptez visiter. »

Le Conseil de l’Union européenne avait recommandé en juin à ses pays membres d’ouvrir leurs frontières à 15 pays, dont le Canada, à compter du 1er juillet. Les États-Unis ne faisaient pas partie de cette liste.

Les pays tiers dont les ressortissants étaient autorisés à voyager en sol européen devaient répondre à des critères bien précis : le nombre de nouveaux cas de la COVID-19 devait non seulement être stable ou à la baisse dans les 14 derniers jours, mais aussi avoisiner la moyenne européenne. Par ailleurs, la réponse globale de ces pays à la pandémie devait prendre en compte le nombre de tests, la surveillance, le repérage de contacts et la fiabilité de l’information.