(Oloron-Sainte-Marie) Une cathédrale du sud-ouest de la France, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, a été cambriolée dans la nuit de dimanche à lundi par des malfaiteurs qui en ont enfoncé une porte à l’aide d’une voiture-bélier, a-t-on appris auprès de la municipalité.

Agence France-Presse

Selon les premiers éléments de l’enquête, les malfaiteurs avaient installé une souche d’arbre à l’avant du capot d’un véhicule pour enfoncer une porte secondaire de la cathédrale d’Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), a expliqué à l’AFP un responsable municipal, Laurent Paris.

Ils ont ensuite fait main basse sur une partie du trésor de la cathédrale composé d’objets liturgiques de valeur (calices, ostensoirs…) dont certains en orfèvrerie. Ces pièces sont entreposées pour partie dans une chapelle, fermée par des grilles dont « des barreaux ont été sciés », a ajouté ce responsable. Le trésor inclut également une petite crèche régionale — béarnaise — et une collection de vêtements.

Le service patrimoine de la commune devait évaluer dans la journée le butin dérobé. « C’est un préjudice considérable », a estimé Laurent Paris, « au-delà de la valeur marchande, les habitants se retrouvent amputés d’une partie de leur histoire et de leur patrimoine », a-t-il déploré.

Étape des pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, la cathédrale, un des joyaux touristiques du Béarn, à quelque 50 kilomètres de la frontière espagnole, est inscrite par l’UNESCO depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité.

Témoignage de l’important passé épiscopal de la ville, l’imposant édifice est surtout connu pour une de ses parties les plus anciennes, un portail roman sculpté du XIIe siècle.

Victime de deux incendies au XIIIe puis au début du XIVe siècle, pillée et ravagée fin XVIe pendant les Guerres de religion, la cathédrale a été remodelée au fil des siècles jusqu’au milieu du XVIIIe, avant d’être restaurée le siècle suivant. La cathédrale a cessé d’héberger un évêque au début du XIXe.