(Washington) Le président Trump a insisté mardi sur les «bonnes relations» entre Washington et Ankara après les premières livraisons de missiles S-400 russes que les États-Unis jugent incompatibles avec les dispositifs de l’OTAN.

Agence France-Presse

«Honnêtement, c’est une situation très complexe», a lancé M. Trump, se gardant, comme l’avait fait peu avant le chef désigné du Pentagone, de critiquer l’attitude d’Ankara dans ce dossier très sensible.  

«Ils (les Turcs) sont dans une situation très difficile», a estimé le locataire de la Maison-Blanche.

Le Congrès américain a voté plusieurs résolutions enjoignant à l’exécutif d’imposer des sanctions à la Turquie si elle ne renonçait pas aux missiles russes.

Le Pentagone avait officiellement lancé début juin un ultimatum à Ankara, lui donnant jusqu’au 31 juillet pour renoncer aux missiles russes, sous peine d’être totalement exclu du programme F-35 auquel la Turquie participe.

Washington juge qu’il existe un risque que les S-400 puissent permettre à la Russie de percer les secrets technologiques du nouvel avion furtif américain F-35, dont la Turquie veut aussi se doter.

Selon Donald Trump, c’est son prédécesseur démocrate Barack Obama qui est responsable de la situation actuelle.  

«L’administration Obama ne voulait pas leur vendre des missiles Patriot, […] Cela a duré très longtemps», a-t-il avancé, affirmant que lorsque la Maison-Blanche avait changé d’avis, «la Turquie avait déjà signé avec la Russie et payé beaucoup d’argent».

«Nous travaillons sur le dossier, nous verrons», a conclu M. Trump, évasif.