Espagne: l'infante fait appel de son inculpation

Cristina est inculpée de fraude fiscale et blanchiment... (PHOTO MANU FERNANDEZ, ARCHIVES AP)

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Cristina est inculpée de fraude fiscale et blanchiment de capitaux pour avoir, selon le juge, coopéré «activement» avec son mari en utilisant à des fins personnelles une partie des sommes détournées, via une société-écran, Aizoon, détenue à parts égales par les deux époux.

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Agence France-Presse
MADRID

La soeur du roi d'Espagne Felipe VI a déposé un recours mercredi contre le maintien de l'inculpation pour fraude fiscale et blanchiment prononcé le 25 juin contre elle et qui pourrait la mener jusqu'à un procès.

«La défense de l'infante Cristina a déposé un recours en appel» contre la décision du juge José Castro, a annoncé le tribunal de Palma de Majorque, aux Baléares, qui instruit le dossier.

L'avocat de l'infante Cristina, Miquel Roca, a réaffirmé être persuadé de l'innocence de la fille cadette de Juan Carlos, qui a abdiqué récemment au profit de son fils.

«Ce n'est pas un problème d'optimisme ou de pessimisme. Il s'agit de la certitude totale de l'innocence de notre cliente», a affirmé Miquel Roca à des journalistes à la sortie de son bureau à Barcelone.

«Nous sommes persuadés que l'Audience (NDLR Cour provinciale) se prononcera en faveur de ce que nous estimons juste», a-t-il ajouté.

Mercredi, le juge José Castro, du tribunal de Palma de Majorque, a bouclé l'instruction qu'il menait depuis quatre ans sur «l'affaire Noos», un scandale de corruption dans lequel 16 personnes sont désormais inculpées et susceptibles d'être jugées.

Parmi elles, Iñaki Urdangarin, l'époux de Cristina, soupçonné d'avoir, avec son ex-associé, détourné 6,1 millions d'euros (8,9 millions de dollars) d'argent public via l'institut Noos, une société à but non lucratif qu'il présidait entre 2003 et 2006, et qui passait des marchés publics avec les autorités régionales des Baléares et de Valence.

Cristina est inculpée de fraude fiscale et blanchiment de capitaux pour avoir, selon le juge, coopéré «activement» avec son mari en utilisant à des fins personnelles une partie des sommes détournées, via une société-écran, Aizoon, détenue à parts égales par les deux époux.

L'infante au contraire a basé sa défense sur le fait qu'elle ignorait tout des activités présumées délictueuses de son époux.




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