Alors que la population suisse s'apprête à se prononcer sur une révision du système d'imposition, les plus nantis d'entre eux ont menacé de quitter le pays.

Publié le 17 nov. 2010
ASSOCIATED PRESS

Le plan suggéré appliquerait un impôt minimal dans les 26 cantons de l'État suisse. Cela mettrait fin à leur compétition constante pour réduire le taux d'imposition afin d'y attirer les gens d'affaires et les milliardaires.

Parmi ceux ayant décrié cette proposition, on compte le riche propriétaire d'une entreprise d'ascenseurs, Alfred N. Schindler, et le principal actionnaire d'une entreprise de ciment, Thomas Schmidheiny. Tous deux possèdent une fortune évaluée à plusieurs milliards de francs suisses, selon un quotidien de Zurich.

Ce plaidoyer inhabituel, à la veille du référendum du 28 novembre, survient alors que certains craignent que la population ne soit favorable à cette suggestion, malgré le faible taux de chômage et l'absence de mesures d'austérité adoptées ailleurs en Europe.

Le mois dernier, la maison gfs.bern publiait un sondage montrant un fort appui des Suisses à ce projet, soumis par le Parti social démocrate. Des groupes d'affaires et des partis conservateurs ont depuis mené une campagne active pour le dénoncer.

Un récent sondage de la même firme démontrait toutefois que le taux d'approbation avait chuté de 58 à 46% au cours du dernier mois.