Des forces spéciales qui devaient libérer un couple de Britanniques pris en otage par des pirates somaliens dans l'océan Indien n'ont pu intervenir à temps à cause d'un ratage dans le processus de décision, affirme la BBC, vendredi, en citant une source gouvernementale.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Une équipe des services spéciaux devait intervenir avec une embarcation pour sauver Paul et Rachel Chandler dont le voilier avait été attaqué par des pirates le 23 octobre dernier alors qu'ils naviguaient entre les Seychelles et la Tanzanie. Le 29 octobre, Paul Chandler, 59 ans, avait indiqué par téléphone à la chaîne ITV qu'ils étaient prisonniers dans un porte-conteneurs, dont il avait indiqué la position.

Selon la BBC, les forces spéciales étaient proches, à une date non précisée, du lieu de leur détention, mais il y a eu un «ratage» dans le processus de décision, affirme un officiel sous couvert de l'anonymat.

Dans une interview donnée à la chaîne privée ITV, jeudi, Paul Chandler a indiqué qu'ils étaient traités comme des «animaux en captivité» et que les pirates commençaient à perdre patience.

«Ils perdent patience. Ils ont fixé un ultimatum de trois ou quatre jours. S'ils n'obtiennent pas ce qu'ils veulent, ils nous laisserons mourir», a-t-il dit.

Les pirates ont demandé une rançon de sept millions de dollars (4,7 M EUR). Le Foreign Office s'est toujours refusé à payer des rançons.