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Sans argent ni passeport ni assurances

Yannick Campagna, qui vit à Montréal depuis 2001,... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Yannick Campagna, qui vit à Montréal depuis 2001, était inquiet pour sa famille lundi matin. Heureusement, tout le monde est encore en vie.

Photo: André Pichette, La Presse

Yannick Campagna a reçu un coup de fil de sa soeur à 1h15 lundi matin. Un tremblement de terre venait de dévaster leur village natal de Barisciano, à une demi-heure au sud de L'Aquila, où habitent encore leur mère et une autre de leur soeur. Et elles ne répondaient pas au téléphone.

«J'ai appelé tout le monde que je connaissais au village», relate M. Campagna, un jeune père qui a émigré en 2001 pour démarrer une société d'import-export à Montréal. «Personne ne répondait. J'ai fini par avoir au téléphone un ami qui a une entreprise de vitres à Paganica. Il pleurait, l'immeuble où se trouvait son entreprise était complètement écroulé. Il m'a raconté que ça avait l'air de la guerre, les gens couraient sur les routes éventrées.»

 

Sa soeur et sa mère ont fini par pouvoir rassurer M. Campagna. «À 3h il y a eu une grande secousse, et elles sont sorties. Sinon elles seraient mortes dans la maison. Mais elles ne savaient pas quoi faire, la municipalité avait fermé l'électricité, l'eau, le gaz. Elles n'avaient pas de chaussures, elles ne voyaient rien. Elles ne savaient pas où aller. Des tentes avaient été aménagées rapidement dans le parc sportif, mais elles servaient aux secouristes. Il n'y avait rien pour les réfugiés comme ma mère et ma soeur.»

M. Campagna a fini par convaincre sa soeur de demander aux pompiers de les accompagner pour récupérer leurs passeports et de l'argent. «Quand elles ont vu la maison, elles se sont senties mal. La chambre de ma mère était tombée du premier au rez-de-chaussée, il y avait un dégât d'eau inimaginable. Elles sont parties pour la Suisse, chez mon autre soeur, et se trouvent présentement à Forlì où elles se reposent avant de finir le trajet.»

Le problème de beaucoup de gens de la région est l'absence d'assurances. «Personne n'en prenait, dit M. Campagna. Et les gens gardaient leur argent chez eux, pas dans les banques. Ils sont pris à la gorge.»

Hier soir, M. Campagna s'est rendu à une réunion sur l'aide aux sinistrés des Abruzzes au Centre Leonardo da Vinci, boulevard Lacordaire, à Montréal. Il espère avoir une manière de sauver la maison ancestrale, et se rendra sous peu sur place.

Aider les Abruzzes

La Fondation communautaire canadienne italienne organise la collecte de fonds pour les sinistrés des Abruzzes. On peut télécharger un formulaire à son adresse internet, www.fcciq.com. Les succursales de la Banque Laurentienne et les caisses populaires canadiennes-italiennes de la région de Montréal acceptent aussi les dons, tout comme le Centre Léonard de Vinci (514-995-8370), la Casa d'Italia (514-271-2524) et la station de radio CFMB (514-483-2362).

 




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