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Les Obama à Strasbourg pour le sommet de l'OTAN

Les Obama ont été accueillis par le couple... (Photo: Reuters)

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Les Obama ont été accueillis par le couple présidentiel français à leur arrivée à Strasbourg.

Photo: Reuters

Agence France-Presse
Strasbourg

Le président américain Barack Obama a été reçu vendredi par son homologue français Nicolas Sarkozy à Strasbourg avant un sommet de l'Alliance atlantique, qui joue sa crédibilité dans la guerre en Afghanistan.

M. Obama et son épouse Michelle ont été accueillis par le couple présidentiel français M. Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy au Palais de Rohan. Ils ont serré les mains de dizaines de strasbourgeois dont certains arboraient de petits drapeaux aux couleurs américaines et françaises.

Les deux présidents ont entamé leur premier entretien bilatéral dans cette ville frontalière, qui avait les allures d'un camp retranché, après des heurts violents jeudi entre policiers et manifestants anti-OTAN.

Michelle Obama et Carla Bruni-Sarkozy ont un programme séparé, que des photographes du monde entier tenteront de suivre.

M. Obama doit gagner dans l'après-midi Baden-Baden (ouest de l'Allemagne) pour y rencontrer la chancelière Angela Merkel, l'autre hôte du sommet du 60e anniversaire de l'Alliance, avant d'aborder le dossier clé de l'Afghanistan lors du dîner inaugural avec ses 27 homologues de l'OTAN.

Après les discussions pour relancer l'économie mondiale qu'il a eues jeudi à Londres avec le G20, le nouveau président américain doit convaincre ses homologues de l'OTAN d'en faire davantage en Afghanistan, où l'alliance mène la plus grosse opération militaire de son histoire.

M. Obama a annoncé la semaine dernière une nouvelle stratégie, appelant à une mobilisation de moyens civils comme militaires, de la communauté internationale pour rétablir la stabilité de l'Afghanistan, d'où furent préparées les attaques du 11 septembre 2001.

Déployé en Afghanistan depuis 2003, l'OTAN, qui commande désormais 61 000 soldats sur place, n'a pas réussi à endiguer les attaques de plus en plus meurtrières des talibans, qui se servent du Pakistan comme d'une base arrière.

Vendredi, ils ont encore tué un soldat roumain et détruit neuf véhicules de l'OTAN dans une attaque contre un terminal routier près de Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan.

Pour garantir la sécurité de l'élection présidentielle afghane prévue en août, les dirigeants de l'Alliance devraient annoncer l'envoi de quatre bataillons --entre 3000 et 4000 hommes-- qu'ont réclamé leurs chefs militaires.

Les États-Unis, qui vont envoyer 21 000 soldats en renfort, et pourraient en expédier 10 000 de plus, ont demandé à leurs alliés de faire leur part.

«L'Afghanistan ne devrait pas être ou devenir +la guerre du président Obama+, mais l'objet d'un effort conjoint de tous les alliés», a déclaré le secrétaire général de l'OTAN Jaap de Hoop Scheffer au moment où M. Obama atterrissait à Strasbourg.

«Tous les alliés devraient répondre à son appel, si ce n'est sur le plan militaire au moins dans le domaine civil», a ajouté M. de Hoop Scheffer sur la chaîne de télévision américaine CNN.

La France pour sa part a indiqué qu'elle n'enverrait pas de renforts militaires, mais quelque 150 gendarmes pour contribuer à la formation d'une gendarmerie afghane, de concert avec l'Italie, l'Espagne, le Portugal et les Pays-Bas.

A leur souper de Baden-Baden, les dirigeants des pays alliés évoqueront aussi les relations en dents de scie qu'entretient l'OTAN avec le difficile partenaire qu'est la Russie.

Samedi matin, lors de la partie officielle du sommet à Strasbourg même, les dirigeants de l'OTAN doivent aussi lancer la réflexion sur les défis stratégiques nouveaux auxquels l'alliance devra s'adapter, comme la guerre cybernétique, la sécurité de l'approvisionnement énergétique et les conséquences des changements climatiques.

Les travaux dureront plus d'un an. Mais le général Jones a lancé jeudi un pavé dans la mare en se prononçant pour que l'OTAN ne soit plus une alliance «réactive» mais soit désormais apte à prévenir les conflits à travers le monde.

Une conception de l'OTAN «gendarme du monde» qui contredit celle de nombreux pays européens, France et Allemagne en tête.




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