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Enquête sur des «Carnets secrets» d'un policier, sur plainte de Sarkozy

La justice française a ouvert vendredi une enquête sur des notes compilées par... (Photo: AP)

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Agence France-Presse
Paris

La justice française a ouvert vendredi une enquête sur des notes compilées par un ancien chef du renseignement policier fourmillant de rumeurs ou d'informations sur le monde politique, à la suite d'une plainte du président Nicolas Sarkozy, selon des sources proches du dossier.

Cette enquête préliminaire, décidée par le parquet, fait suite à la plainte déposée le 16 octobre par Nicolas Sarkozy pour dénonciation calomnieuse, faux et usage de faux, recel et atteinte à l'intimité de la vie privée.

L'hebdomadaire Le Point avait publié le 8 octobre des extraits des «carnets secrets» d'Yves Bertrand, ancien chef des Renseignements généraux, un service de police spécialisé dans la collecte d'informations sur les dossiers politiques, économiques et sociaux.

Lorsqu'il a publié ces extraits, Le Point a affirmé que les «carnets secrets» de M. Bertrand fourmillaient «d'indiscrétions» et de détails sur des affaires politico-financières récentes, la vie privée et publique du Tout-Paris et des hommes politiques.

Ses carnets relatent par exemple la «bisexualité» présumée d'un ancien ministre, la vie privée de Nicolas Sarkozy avec son ex-épouse Cécilia, ou l'emploi fictif dont aurait bénéficié une «relation» de l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin.

Saisis en janvier dans le cadre de l'enquête sur le scandale Clearstream, une affaire de dénonciation calomnieuse qui a touché les plus hauts sommets de l'Etat, ces 23 cahiers à spirale couvrent les années 1998 à 2003.

Les «carnets» ont été placés sous scellés depuis janvier et également versés au procès du trafic d'armes de l'Angolagate à la demande d'une partie des personnes mises en cause.

L'ancien patron des Renseignement généraux s'est défendu en affirmant que les carnets avaient un caractère privé, non officiel et non vérifié.

Surnommés «les grandes oreilles» du gouvernement français, les Renseignements généraux sont réputés avoir constitué un type de service unique en Europe, et ont fait l'objet de critiques récurrentes et d'accusations d'être une «police politique».




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