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Accueil en France du premier guérillero repenti des Farc

Ingrid Betancourt et l'ancien membre des FARC Wilson...

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Ingrid Betancourt et l'ancien membre des FARC Wilson Bueno Largo.

Agence France-Presse
Paris

Un ex-combattant de la guérilla colombienne des Farc est arrivé mercredi à Paris avec sa compagne et l'ancienne otage Ingrid Betancourt, premier repenti accueilli en France dans le cadre d'un accord avec Bogota pour favoriser «une solution négociée» du conflit colombien.

Wilson Bueno Largo, alias «Isaza», 28 ans, qui a déserté fin octobre les rangs de la guérilla en libérant l'ex-parlementaire Oscar Tulio Lizcano, otage depuis 2000, est arrivé en fin de matinée à l'aéroport parisien de Roissy, entouré d'un important dispositif de sécurité, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'ancien guérillero a quitté l'aéroport très discrètement, sans que la presse puisse le rencontrer. Avant son départ de Bogota, l'ex-combattant, borgne, était apparu devant les caméras avec des lunettes noires, le visage marqué par ses 12 ans passés dans la guérilla.

«Je vais découvrir, mais ce qui paraît le plus sûr c'est que l'avenir est positif», a-t-il dit à la presse, restant vague sur sa nouvelle vie en France, un pays dont il ne parle pas la langue.

Ingrid Betancourt s'est elle réjouie, dans un déclaration à l'AFP, que «la France ait pris en charge ce guérillero avec beaucoup de générosité et avec beaucoup de responsabilités». Elle s'est dite certaine que cet accueil allait «aider à d'autres libérations d'otages», ajoutant: «C'est un message clair aux Farc» qu'elle a appelées à plusieurs reprises à déposer les armes.

Depuis la libération par les Farc de six otages début 2008 et celle d'Ingrid Betancourt et de 14 autres otages début juillet par l'armée colombienne, il reste 28 otages dits «politiques» que la Franco-Colombienne veut faire libérer.

Au total, la Colombie compte quelque 3.000 otages détenus par la guérilla d'extrême gauche, par les groupes paramilitaires ou des bandes criminelles liées au trafic de drogue.

L'arrivée en France du premier repenti s'inscrit dans l'engagement du président Nicolas Sarkozy auprès de Mme Betancourt et de Bogota d'aider à la libération des otages et de favoriser une «solution négociée» du conflit colombien, fait-on valoir à Paris.

Le dossier d'Ingrid Betancourt a empoisonné pendant six ans les relations franco-colombiennes et après sa libération, le président colombien Alvaro Uribe a mis fin à une mission de la France, la Suisse et l'Espagne qui tentaient une médiation entre Bogota et les Farc.

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a confirmé mercredi le feu vert de Paris pour «accueillir les Farc repentis dès lors qu'ils seraient en accord avec la justice de leur pays».

La justice colombienne a levé les poursuites contre «Isaza», accusé d'enlèvement et de rébellion, peu avant son départ de Bogota, sans autre forme de procès.

Evoquant le souhait de Bogota que la France accueille «le plus possible» d'ex-membres des Farc, M. Kouchner a toutefois estimé qu'en nombre, «ça n'irait pas très loin».

Les conditions de l'entrée en France de Wilson Bueno restaient floues, Paris évoquant officiellement un «visa» sans plus de précision.

Les autorités françaises veulent garder la plus grande discrétion possible sur l'accueil de l'ex-Farc pour assurer sa sécurité. De plus, l'accueil d'anciens membres d'une organisation classée terroriste par l'Union européenne depuis 2002 est une question sensible.

L'association France Terre d'asile, qui se charge de réfugiés en France, a affirmé que Wilson Bueno bénéficiait «d'un visa long séjour» et non d'un droit d'asile, dénonçant «la confusion établie dans l'opinion publique» entre le statut de réfugié politique et une décision qui émane uniquement du chef de l'Etat.




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