(Washington) L’acteur et homme politique austro-américain Arnold Schwarzenegger s’est adressé au peuple russe pour lui « dire la vérité sur la guerre en Ukraine » dans une vidéo publiée jeudi sur les réseaux sociaux, dans laquelle il dénonce « la propagande et la désinformation » du Kremlin.

Publié le 17 mars
Agence France-Presse

« Je sais que votre gouvernement vous a dit que c’était une guerre pour dénazifier l’Ukraine. Dénazifier l’Ukraine ? Ce n’est pas vrai », assène l’ancien gouverneur de Californie qui répète n’avoir qu’« affection et respect pour le peuple de Russie » dans cette vidéo longue de plus de neuf minutes et sous-titrée en russe.

S’adressant également aux soldats russes, Arnold Schwarzenegger raconte l’histoire de son père, soldat pour l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, qui avait été « galvanisé par les mensonges de son gouvernement ». Il évoque ainsi comment son père est rentré de Leningrad en homme « brisé physiquement et mentalement », non seulement à cause du shrapnel reçu, mais aussi à cause de la culpabilité qu’il ressentait.

« Je ne veux pas que vous vous retrouviez brisés comme mon père », soutient-il, « ce n’est pas la guerre pour défendre la Russie que vos grands-pères ou vos arrière-grands-pères ont menée ».

La vedette de Terminator lance en outre un message à « ceux au pouvoir au Kremlin », leur demandant « pourquoi ils sacrifieraient ces jeunes hommes pour leurs propres ambitions ». Jeudi en milieu de journée, la vidéo avait déjà été vue plusieurs millions de fois.

À Vladimir Poutine, il lance : « Vous avez commencé cette guerre. Vous menez cette guerre. Vous pouvez stopper cette guerre ».

Arnold Schwarzenegger finit son adresse avec un message de soutien envers les citoyens russes qui ont manifesté contre la guerre dans les rues du pays.

« Le monde a vu votre bravoure. Nous savons que vous avez subi les conséquences de votre courage […]. Vous êtes mes nouveaux héros et vous avez la force de Youri Petrovitch Vlassov », dit-il en référence au champion soviétique d’haltérophilie qu’il raconte avoir rencontré dans sa jeunesse.