(Washington) Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a insisté vendredi auprès de Pékin pour le respect des droits des Ouïghours, du Tibet et de Hong Kong, lors de son premier entretien avec le gouvernement chinois depuis l’arrivée au pouvoir de Joe Biden.

Agence France-Presse

« J’ai clairement dit que les États-Unis défendraient nos intérêts nationaux, lutteraient pour nos valeurs démocratiques et tiendraient Pékin pour responsable de tout abus contre le système international », a tweeté M. Bliken après un appel téléphonique à un haut responsable de la diplomatie chinoise, Yang Jiechi.

Le chef de la diplomatie américaine a affirmé que « les États-Unis continueront à lutter pour les droits humains et les valeurs démocratiques, y compris au Xinjiang, au Tibet et à Hong Kong », a par ailleurs indiqué un communiqué du département d’État.

M. Blinken a également « exhorté la Chine à s’unir à la communauté internationale dans sa condamnation du coup d’État militaire en Birmanie », a ajouté ce communiqué.

Selon ce même communiqué, le secrétaire d’État américain a affirmé que les États-Unis tiendront Pékin pour « responsable de ses tentatives de déstabilisation de la région indopacifique, y compris dans le détroit de Taïwan, et pour ses attaques contre les règles établies du système international ».

Lors de son audition par le Sénat américain, le 19 janvier, peu avant sa prise de fonctions, M. Blinken avait déjà employé un ton particulièrement dur à l’égard de Pékin. Il avait affirmé que l’ex-président Donald Trump avait « eu raison » d’avoir une position « plus ferme face à la Chine ».

« Nous devons faire face à la Chine depuis une position de force, pas de faiblesse », avait-il plaidé, affirmant être d’accord avec l’administration Trump sur le fait que Pékin commettait un génocide dans la région du Xinjiang (ouest) contre les musulmans ouïghours.