(Washington) Une vague de fraîcheur a commencé à souffler sur le centre des États-Unis, mais la côte atlantique restait en alerte canicule dimanche au dernier jour d’un épisode de chaleur extrême accusée d’avoir causé au moins six morts.  

Charlotte PLANTIVE
Agence France-Presse

Les services météorologiques prévoient que le thermomètre affiche encore jusqu’à 38 degrés dans plusieurs grandes villes de la côte Est, dont New York et Washington, avec des températures ressenties bien supérieures en raison du taux d’humidité.

Selon plusieurs médias, au moins six morts ont été imputés à la chaleur, dont trois en fin de semaine alors que les températures n’étaient pas encore à leur maximum.

Un ancien joueur de la NFL, Mitch Petrus, a succombé jeudi dans l’Arkansas à une attaque alors qu’il travaillait à l’extérieur du magasin familial, selon le médecin légiste du comté de Pulaski.  

D’après la chaîne CBS, quatre personnes sont décédées dans le seul État du Maryland et une dans l’Arizona.

PHOTO CHARLES KRUPA, ASSOCIATED PRESS

Une préposée à la sécurité se tient au frais sur la piste du New Hampshire Motor Speedway, samedi à Loudon.

Dans ce contexte, les autorités ont renouvelé leurs mises en garde, appelant la population à s’hydrater, à faire attention aux personnes âgées et aux enfants, et à éviter les activités en plein air.  

Près de 100 millions de personnes, contre 150 samedi, restaient concernées dimanche par ces alertes.

À New York, la ville a ouvert 500 centres pour que les habitants puissent se rafraîchir. Un triathlon, auquel devaient participer environ 4000 athlètes, un festival à Central Park et des courses de chevaux à l’hippodrome de Saratoga ont été annulés.

Après les protestations de militants, les autorités pénitentiaires ont également assuré faire particulièrement attention au sort des détenus de la prison de Rikers Island, où la plupart des cellules ne sont pas équipées d’air conditionné.  

Ailleurs, les climatisations tournaient à fond, exerçant des pressions sur le réseau électrique, si bien qu’une courte coupure a été enregistrée à Long Island samedi après-midi.

Orages violents

À Washington, où les températures ressenties devraient frôler les 43 °C dimanche, la mairie a également activé un plan d’urgence, qui prévoit une ouverture tardive des piscines municipales et des parcs avec fontaines, où les habitants se pressent depuis plusieurs jours.

Avec humour, la police de Braintree, dans le Massachusetts, a appelé sur Facebook à « reporter à lundi toute activité criminelle » en raison de la chaleur.

À Philadelphie, où les résidants d’une maison de retraite ont été évacués samedi, les médias locaux plaisantaient aussi, en suggérant que les habitants pouvaient aller se rafraîchir à Miami ou Phoenix, deux villes d’ordinaire beaucoup plus chaudes.

« La fin de cette vague de chaleur accablante va arriver progressivement dans le centre des États-Unis, puis dans le Nord-Est en début de semaine, mais s’accompagnera d’orages violents et de pluies torrentielles », a mis en garde Kristina Pydynowski, météorologiste du site spécialisé AccuWeather.

Quand les températures baisseront aux États-Unis, elles remonteront de l’autre côté de l’Atlantique, avec un nouvel épisode caniculaire prévu mardi sur une large partie du continent européen.  

Les services météorologiques français ont ainsi prévu des températures frôlant les 40 degrés dans le sud-ouest du pays, déjà frappé par la sécheresse.

Le mois dernier a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré dans le monde, notamment en raison d’une première canicule exceptionnelle en Europe, selon les données du service européen Copernicus sur le changement climatique.

Et les températures ont même grimpé au début du mois jusque dans l’État de l’Alaska, à cheval sur le cercle polaire arctique, avec un record absolu de 32 °C enregistré à Anchorage.