Source ID:; App Source:

Le procès qui passionne les Américains

Jodi Arias lors de son témoignage devant la... (Photo: Reuters)

Agrandir

Jodi Arias lors de son témoignage devant la Cour supérieure du comté de Maricopa, à Phoenix en Arizona. La femme de 32 ans risque la peine de mort si elle est reconnue coupable du meurtre prémédité de son amant, Travis Alexander.

Photo: Reuters

(New York) Le titre du film sur l'histoire sanglante et luxurieuse de Jodi Arias est déjà choisi: Dirty Little Secret (vilain petit secret). L'actrice Tania Raymonde (Lost) tiendra le rôle de l'artiste en herbe accusée d'avoir sauvagement tué son ex-amant, Travis Alexander, qui a été retrouvé dans la douche de sa maison de Mesa, en Arizona, la tête trouée d'une balle, le dos lardé de 27 coups de couteau et la gorge tranchée d'une oreille à l'autre.

Le scénario du film n'est évidemment pas terminé, puisque le jury commence aujourd'hui ses délibérations dans le cadre d'un procès qui dure depuis le 2 janvier et auquel plusieurs Américains sont devenus accros. Si Jodi Arias, aujourd'hui âgée de 32 ans, est reconnue coupable du meurtre prémédité de Travis Alexander, homme d'affaires et conférencier en motivation mort à 30 ans, elle risque la peine de mort.

Or, au cours d'un témoignage d'une durée remarquable (18 jours), Arias a plaidé la légitime défense, affirmant avoir ouvert le feu sur Alexander pour se protéger. Elle a également prétendu ne pas se souvenir d'avoir poignardé celui qui la décrivait comme son «vilain petit secret». L'avocat d'Arias a fait défiler à la barre des spécialistes qui ont décelé chez elle les symptômes d'une femme victime d'abus physiques, psychologiques et sexuels.

Si les jurés adhéraient aux arguments de la défense, ils pourraient rendre un verdict de meurtre sans préméditation, d'homicide involontaire ou d'acquittement.

Procès en direct

Quelle que soit la décision du jury, certains médias souhaitent qu'elle arrive le plus tardivement possible. C'est notamment le cas de la chaîne câblée HLN, petite soeur de CNN, dont la couverture du procès a fait bondir les cotes d'écoute. Non seulement HLN a-t-elle diffusé en direct la plupart des témoignages, mais elle a aussi créé une nouvelle émission intitulée HLN After Dark: The Jodi Arias Trial. Soir après soir, les animateurs de l'émission ont repassé les faits saillants de la journée devant un jury de 12 personnes réunies à Atlanta, leur demandant de voter «coupable» ou «non coupable» à la fin de l'émission.

Le procès a également suscité un volume considérable de commentaires sur les réseaux sociaux. Un juge à la retraite a même parlé de «lynchage numérique» à l'endroit d'une experte en violence conjugale qui a témoigné en faveur de Jodi Arias - dont les détracteurs sont beaucoup plus nombreux que les supporteurs.

L'accusée a son compte Twitter (@jodiannarias), dont elle se sert, par l'intermédiaire d'un tiers, pour répondre à ses critiques et promouvoir un site internet (jodiarias.com) présentant certains de ses tableaux.

Ce n'est évidemment pas la première fois que les Américains se passionnent pour un procès mettant en vedette une jeune femme accusée de meurtre. Avant le procès de Jodi Arias, il y a eu ceux d'Amanda Knox et de Casey Anthony, entre autres. Mais celui d'Arias se distingue par la crudité des témoignages, enregistrements et photos présentés pendant le procès.

Les jurés ont notamment appris que Travis Alexander et Jodi Arias avaient eu un rapport anal le jour même où la jeune femme a été baptisée dans la foi de son amant, le mormonisme. Ils ont entendu l'enregistrement d'une conversation érotique au téléphone entre les amoureux, au cours duquel Alexander a confié son attrait pour les jeunes filles de 12 ans avant de jouir. Et ils ont vu les photos de nu que Travis et Jodi ont prises l'un de l'autre le jour du meurtre, le 4 juin 2008.

Relation trouble

Travis Alexander et Jodi Arias avaient noué une liaison amoureuse à l'automne 2006. À l'époque, la jeune femme avait une tête blonde et ne portait pas de lunettes, présentant une image plus sexy qu'aujourd'hui.

Le couple avait mis un terme à sa relation à l'été 2007, tout en continuant à communiquer ensemble. Selon l'accusation, Arias était jalouse des nouvelles fréquentations d'Alexander, au point de concevoir le projet de voyager de la Californie en Arizona pour tuer son ex-amant avec un revolver appartenant à sa grand-mère.

Rejetant cette version, la jeune femme a raconté qu'Alexander était devenu fou de rage après qu'elle a échappé son nouvel appareil photo en prenant des photos de lui dans la salle de bains. Elle affirme avoir quitté cette pièce à toute vitesse pour aller s'emparer d'un revolver - elle savait qu'il se trouvait dans un placard de la maison.

Après avoir ouvert le feu en direction d'Alexander qui la pourchassait, Arias dit avoir perdu contact avec la réalité pendant quelques minutes. Elle ne se souvient plus de rien, jusqu'à ce qu'elle entende le bruit d'un couteau tombant sur le plancher. C'est alors qu'elle dit avoir ressenti une «terreur mortelle».

Cependant, au lieu d'appeler la police, elle a pris la route de l'Utah pour aller rejoindre un autre de ses amis mormons. Questionnée par la suite par les enquêteurs et les journalistes, elle a d'abord nié avoir tué Travis Alexander.




À découvrir sur LaPresse.ca

la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer