Un jeune réfugié éthiopien aux États-Unis, atteint de maladie mentale et séropositif, a envoyé fin décembre trois lettres, dont une à Barack Obama, contenant son sang séché selon des documents judiciaires dont l'AFP s'est procuré copie vendredi.

Mis à jour le 27 févr. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le jeune homme a été arrêté sans résistance le 29 décembre à Springfield et a reconnu avoir «placé à l'intérieur de l'enveloppe une poudre, son propre sang (séropositif), une photo de lui-même prise à Bali, en Ethiopie, un ticket d'entrée à la nuit électorale à Grant Park (à Chicago, le 4 novembre, ndlr) et d'autres documents», précise l'agent chargé de l'enquête dans la plainte.

Après analyse, il s'est avéré que le sang séché était inoffensif.

Il a expliqué aux enquêteurs s'être «coupé lui-même au doigt avec un rasoir de manière à placer du sang dans la lettre». Il a également expliqué qu'il était très malade et que c'était «un moyen pour lui d'obtenir de l'aide du gouvernement».

Deux autres lettres contenant la même poudre de sang séché ont été reçues le 31 décembre 2008. L'une d'elles était adressée à «Emanuel», possible référence selon la police à Rham Emanuel, secrétaire général de la Maison Blanche. La seconde à la «division des personnes âgées» de l'Illinois. Mais le jeune homme, 27 ans, a nié les avoir envoyées.