Les Canadiens sont divisés sur la question de la souveraineté de l'Écosse, tandis que les Québécois ont plus tendance à l'appuyer que le reste des Canadiens, selon un récent sondage obtenu par La Presse.

Mis à jour le 16 sept. 2014
Hugo de Grandpré LA PRESSE

Dans cette enquête menée sur internet auprès de 1500 personnes entre le 10 et le 14 septembre, 32 % des répondants ont dit oui à la question « Je soutiens l'Écosse dans sa quête de devenir un pays indépendant, distinct du Royaume-Uni », alors que 29 % ont répondu par la négative.

Une proportion importante, 37 %, a tout simplement répondu : « Je ne sais pas. »

C'est au Québec que l'appui pour l'indépendance écossaise semble être le plus élevé. Quarante-quatre pour cent des gens ont dit la soutenir, comparativement à 31 % dans les provinces atlantiques, 23 % en Ontario, 33 % en Alberta, 30 % en Colombie-Britannique et 41 % au Manitoba et en Saskatchewan.

L'échantillon québécois est toutefois beaucoup plus petit, avec 355 personnes; ces derniers résultats sont donc à considérer avec prudence.

Le coup de sonde a été mené par la firme Léger pour le compte de l'Association d'études canadiennes (AEC). « Ce n'est pas surprenant que le taux de non-réponse soit si élevé parce que je ne pense pas que c'est tout le monde qui porte attention au référendum écossais, ni qui y trouve sa pertinence », a indiqué Jack Jedwab, le vice-président exécutif de l'AEC.

Mais « il est intéressant de voir que la population est divisée. On n'a pas tendance à voir les enjeux référendaires de la même manière au Québec et dans le reste du Canada », a ajouté M. Jedwab.

« À l'extérieur du Québec, la population va être massivement contre l'idée d'un Québec indépendant. Pourtant, dans le cas de l'Écosse, quand ils ne sont pas affectés directement, ils sont plus divisés. »

Le sondage a aussi demandé aux répondants s'ils sont d'accord avec l'énoncé : « Un jour, le Québec deviendra un pays indépendant. » Au Canada, 17 % ont dit oui, 53 % ont dit non et 28 % ont dit ne pas le savoir.

À cet égard, les résultats au Québec ne sont pas bien différents de ceux du reste du pays : 27 % ont dit oui, 47 % ont dit non et 24 % ont dit ne pas le savoir. Encore une fois, cet échantillon québécois est de 355 répondants sur un total de 1500.