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J-1: léger avantage à Barack Obama

«Tant qu'il restera des Américains au chômage, notre... (PHOTO LARRY DOWNING, REUTERS)

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«Tant qu'il restera des Américains au chômage, notre travail ne sera pas terminé», a lancé lundi Barack Obama devant 18 000 personnes préalablement chauffées par le chanteur Bruce Springsteen devant le Capitole de Madison, dans le Wisconsin.

PHOTO LARRY DOWNING, REUTERS

Tangi Quemener
Agence France-Presse
Madison, Wisconsin

Barack Obama et Mitt Romney jettent aujourd'hui lundi leurs dernières forces dans la campagne, à la veille du scrutin présidentiel qui semble pencher légèrement en faveur du président sortant, son rival étant contraint à un quasi-sans-faute dans les États-clés.

Même si les sondages donnent les deux candidats à égalité, la carte électorale, qui donne un poids disproportionné aux États les plus indécis, paraît plus favorable au président : une victoire dans quelques-uns seulement de ces États lui suffirait pour rester à la Maison-Blanche.

Pour Mitt Romney, l'équation est plus ardue : il doit battre le démocrate dans presque tous ces 10 États-clés, notamment l'Ohio, pour l'emporter.

«Tant qu'il restera des Américains au chômage, notre travail ne sera pas terminé», a lancé lundi M. Obama devant 18 000 personnes préalablement chauffées par le chanteur Bruce Springsteen devant le Capitole de Madison, dans le Wisconsin.

«Nous avons réalisé beaucoup de progrès en quatre ans, mais la raison pour laquelle nous sommes réunis, hormis écouter Bruce Springsteen, est que nous savons qu'il reste encore du travail», a ajouté le président.

M. Obama a pris à témoin le chanteur pour justifier son programme de hausse des impôts pour les ménages les plus aisés : «Je n'ai pas parlé à Bruce, mais je sais qu'il peut se le permettre. Je peux me le permettre. M. Romney peut se le permettre».

Avant le discours du candidat, Bruce Springsteen a raconté à la foule qu'il avait fait campagne pour le président il y a quatre ans. «Depuis, il s'est mis dans la tête qu'on était copains. Depuis, parfois, mon téléphone sonne vers deux ou trois heures du matin.»

«Tout le monde se souvient avec romantisme de la dernière campagne, des affiches, du bon esprit», a reconnu le président, mais «les forces du statu quo se sont opposées à nous à chaque étape».

Des problèmes dans certains bureaux de vote de Floride et de l'Ohio pourraient menacer le bon déroulement du scrutin.

Les sondages révèlent un pays plus divisé que jamais, y compris dans ces États auxquels les deux hommes ont réservé l'exclusivité de leurs derniers déplacements.

Les deux camps sont convaincus que l'élection se jouera par quelques centaines de milliers de voix, récoltées grâce aux millions de visites de porte-à-porte et de coups de téléphone passés par les bénévoles des deux camps.

Romney fera campagne le jour de l'élection

Mais les longues files d'attente observées devant les bureaux de vote anticipé de Floride et les plaintes portées par le parti démocrate ce week-end à Miami pour étendre les horaires de ce vote laissent présager un scrutin agité, chaque camp semblant prêt à porter la bataille devant les tribunaux en cas de doute sur les résultats.

Avocats démocrates et républicains surveillent aussi de près les bureaux de l'Ohio, où des associations contestent les critères de validité des bulletins «provisoires» qui ne seront dépouillés qu'à partir du 17 novembre. Les électeurs qui, par exemple, ne présentent pas de preuve d'identité ou votent dans le mauvais bureau doivent l'utiliser.

Après un week-end infernal, MM. Obama et Romney se croiseront lundi dans les airs et même à quelques heures près à Columbus, capitale de l'État-clé de l'Ohio.

Après le Wisconsin, le président devait se rendre dans l'Ohio et l'Iowa avant de gagner Chicago, dans l'Illinois, où il attendra les résultats mardi soir avec sa femme, Michelle.

M. Romney doit faire étape aujourd'hui en Floride, en Virginie, dans l'Ohio et dans le New Hampshire.

Imprimé sur de grandes affiches à ses réunions publiques, «le vrai changement dès le premier jour» résume le message final de M. Romney.

«Presque toutes les mesures prises par le président ont rendu la reprise économique plus difficile», a-t-il déclaré lundi matin après une courte nuit à Orlando, en Floride.

«Le président a promis le changement, mais il n'a pas su le réaliser. Non seulement je vous promets le changement, mais je l'ai déjà fait dans le passé», a ajouté l'ancien gouverneur du Massachusetts, où les deux assemblées locales sont traditionnellement démocrates.

«Je vous demande de continuer jusqu'à la victoire mardi soir!» a-t-il conclu, sous les cris de «Plus qu'un jour!».

Mitt Romney votera mardi matin à Belmont, dans le Massachusetts, où il réside. Dernier ajout-surprise à son programme, il retournera ensuite, selon plusieurs médias américains, faire campagne dans l'Ohio - sa 21e réunion électorale dans l'État en un mois.




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