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Un Américain soupçonné de soutien à l'EI plaide non coupable

Moufid Elfgeeh, naturalisé américain, a tenté d'enrôler trois... (PHOTO SHAWN DOWD AP/DEMOCRAT & CHRONICLE)

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Moufid Elfgeeh, naturalisé américain, a tenté d'enrôler trois personnes, dont deux travaillaient comme informateurs avec le FBI (police fédérale), pour le compte de l'EI.

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Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
NEW YORK

Un Américain d'origine yéménite accusé de soutien matériel au groupe Etat islamique (EI) a plaidé non coupable jeudi des sept chefs d'accusation retenus contre lui, à Rochester (nord-est des États-Unis).

Moufid Elfgeeh, 30 ans, naturalisé américain, est accusé d'avoir voulu aider trois personnes à se rendre en Syrie pour rejoindre l'EI en février et mars 2014. Deux d'entre elles étaient des informateurs du FBI (police fédérale).

Il avait été arrêté le 31 mai dernier et a été inculpé le 16 septembre. Son arrestation et son inculpation avaient été annoncées mardi par le ministère de la Justice à Washington.

«Il est toujours détenu», a précisé jeudi à l'AFP une porte-parole du procureur fédéral du district ouest de New York.

Propriétaire d'un petit magasin à Rochester, Moufid Elfgeeh est également accusé d'avoir voulu, entre décembre 2013 et mai 2104, assassiner des militaires américains de retour d'Irak.

Il avait acheté deux armes de poing dotées d'un silencieux, ainsi que des munitions, auprès d'un supposé complice --l'un des deux informateurs-- auquel il avait mentionné l'exemple du «gamin en France», apparemment Mohammed Merah.

Moufid Elfgeeh a été arrêté alors qu'il venait de prendre possession des deux armes.

Selon les autorités américaines, il avait aussi fait parvenir 600 dollars à une personne au Yémen pour l'aider à se rendre en Syrie afin de rejoindre les rangs du groupe EI.

La plainte initiale contre lui, datée du jour de son arrestation, le décrit comme un utilisateur fréquent du réseau social Twitter, où il exprimait son soutien à plusieurs groupes terroristes et notamment à l'État islamique en Irak et au Levant, l'ancien nom d'EI, et demandait des dons financiers pour aider les jihadistes en Syrie.




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