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L'ONU envisage de modifier le mandat de sa mission sur le Golan

Les véhicules de l'ONU entrent dans une base... (Photo Sebastian Scheiner, AP)

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Les véhicules de l'ONU entrent dans une base de l'ONU près du passage de Quneitra, entre le plateau du Golan, contrôlé par Israël et la Syrie.

Photo Sebastian Scheiner, AP

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Agence France-Presse
NEW YORK

L'ONU continue à solliciter des pays susceptibles de fournir des troupes à sa mission sur le Golan après le retrait autrichien et envisage de modifier son mandat, a indiqué vendredi l'ambassadeur britannique Mark Lyall Grant.

Les responsables du maintien de la paix, a-t-il dit, se sont «montrés confiants» dans la possibilité de trouver de nouveaux pays contributeurs pour la Fnuod (Force de l'ONU pour le désengagement sur le Golan) et de convaincre les participants actuels --Inde et Philippines-- d'augmenter leur contingent jusqu'au plafond autorisé, à savoir 1250 pour l'ensemble de la Force.

Il s'exprimait à l'issue de consultations à huis clos au Conseil de sécurité.

Seul Fidji s'était engagé clairement il y a plusieurs semaines à fournir un contingent à la Fnuod --à la suite des défections du Canada, du Japon et de la Croatie-- mais n'a pas donné suite.

L'ONU cherche également à convaincre Vienne de «retarder le départ» de ses 377 soldats, a ajouté Mark Lyall Grant. Dans un deuxième temps, il faudra envisager «de renforcer, changer ou amender le mandat pour tenir compte des circonstances actuelles», où la Fnuod subit le contrecoup de la crise syrienne.

Le Conseil doit renouveler bientôt le mandat de la Fnuod, qui arrive à expiration le 26 juin.

Tous les pays membres du Conseil «s'accordent à dire que la Fnuod doit poursuivre sa mission même si elle est temporairement réduite», a affirmé l'ambassadeur. «Nous sommes dans une situation grave et nous devons travailler ensemble à éviter l'effondrement de la mission».

Interrogé sur l'offre russe de remplacer le contingent autrichien, il a souligné que ce n'était «pas une perspective à très court terme».

Selon les termes du protocole de désengagement de 1974 entre la Syrie et Israël sur le Golan, les pays membres permanents du Conseil (dont la Russie) ne sont pas autorisés à y déployer des Casques bleus.

L'ambassadeur russe Vitali Tchourkine a indiqué que ses partenaires du Conseil avaient «pris note» de la proposition de Moscou, mais qu'il faudra que la Syrie et Israël donnent leur accord pour modifier le protocole. Il faudra peut-être ensuite une résolution du Conseil pour autoriser le déploiement russe, a-t-il noté.

La Force est chargée depuis 1974 de faire respecter le cessez-le-feu sur le Golan, région du sud-ouest de la Syrie occupée en grande partie par Israël.

À la suite d'incursions de l'armée et de rebelles syriens dans la zone de séparation sur le Golan, la Fnuod a été plusieurs fois prise pour cible et a dû réduire ses patrouilles.




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