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Le conflit syrien fait un nouveau mort au Liban

Ces nouvelles violences qui ont fait un mort... (PHOTO GHASAN SWEIDAN, ARCHIVES AFP)

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Ces nouvelles violences qui ont fait un mort et cinq blessés dans les souks de la Vieille ville de Tripoli ont opposé un groupuscule salafiste partisan des rebelles syriens à un autre groupe sunnite mais favorable au Hezbollah chiite, allié du régime de Damas.

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Agence France-Presse
Tripoli

Une personne a été tuée vendredi à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, dans de nouveaux affrontements liées au conflit en Syrie, selon une source des services de sécurité.

Ces nouvelles violences qui ont fait également cinq blessés dans les souks de la Vieille ville ont opposé un groupuscule salafiste partisan des rebelles syriens à un autre groupe sunnite mais favorable au Hezbollah chiite, allié du régime de Damas.

Jeudi soir, une personne avait été tuée et sept autres blessées dans de violents combats entre ces deux groupes dans le centre de Tripoli, sur fond de violences croissantes au Liban liées à la guerre en Syrie voisine.

Il s'agissait jeudi des premiers affrontements au coeur de Tripoli depuis 2008, les violences ayant jusqu'alors eu lieu dans des quartiers excentrés. Déployée en force dans le secteur, l'armée avait rétabli le calme.

Le Liban, qui a été sous la tutelle syrienne pendant une trentaine d'années, est profondément divisé entre partisans et opposants de Bachar al-Assad. Le Hezbollah combat aux côtés des troupes du régime en Syrie, dévastée par plus de deux ans de guerre.

Mise en garde l'armée libanaise

L'armée libanaise a mis en garde vendredi contre des «complots» visant à entraîner le Liban dans une «guerre absurde» après la multiplication des violences liées au conflit syrien, avertissant qu'elle recourrait à la force pour y mettre fin.

«Le commandement de l'armée (...) appelle les citoyens à se méfier des complots visant à faire revenir le Liban en arrière et à l'entraîner dans une guerre absurde», a-t-il indiqué dans un communiqué.

«Le commandement de l'armée a tenté au cours des derniers mois d'oeuvrer avec fermeté, détermination et patience pour empêcher le Liban de se transformer en un champ de bataille pour les conflits régionaux et éviter le transfert des événements syriens» dans ce pays, poursuit le communiqué.

«Mais ces derniers jours, certains groupes semblent déterminés à créer des tensions au niveau de la sécurité (...) sur fond de divisions politiques au Liban concernant les développements militaires en Syrie», ajoute le texte, sans désigner explicitement l'une ou l'autre partie.

Le Liban est profondément divisé entre un camp appuyant la rébellion et un autre partisan du régime syrien de Bachar al-Assad, mené par le Hezbollah chiite, qui participe aux combats en Syrie.

L'armée «appelle les citoyens à exprimer leurs opinions politiques concernant les événements au Liban ou en Syrie par des moyens pacifiques et démocratiques».

L'armée «répondra aux armes par les armes et n'épargnera aucun effort pour éviter que des innocents payent le prix de plans politiques qui veulent la destruction du Liban».

Ce communiqué est le plus ferme depuis le début de la révolte en Syrie en mars 2011, alors que de nombreux incidents frontaliers entre le Liban et son grand voisin, ainsi qu'entre Libanais pro- et anti-Assad, ont fait craindre un débordement de la crise.

En plus des affrontements de vendredi, trois attaques ont été menées jeudi contre des soldats libanais dans le nord et l'est du pays, et dans la nuit du 27 au 28 mai, trois militaires ont été tués par des hommes armés à la frontière.

L'armée a été visée par des tirs jeudi à Tripoli, deuxième ville du Liban, alors qu'elle saisissait des stocks d'armes dans les deux quartiers rivaux de Bab el-Tebbaneh (sunnite, comme la plupart des rebelles syriens) et Jabal Mohsen (alaouite, branche du chiisme à laquelle appartient le président Assad).

Ces quartiers s'affrontent régulièrement, au prix de dizaines de morts, l'armée se déployant à chaque fois pour tenter d'imposer un cessez-le-feu.

La tension politique est à son comble au Liban en raison de l'implication du Hezbollah dans les combats en Syrie, où il a joué un rôle déterminant pour la reprise de Qousseir, fief rebelle pendant plus d'un an.

Le Liban a connu une guerre civile dévastatrice de 1975 à 1990 et une tutelle syrienne de 30 ans imposée par le régime du clan Assad.

Dans un communiqué, le président libanais Michel Sleimane a dénoncé vendredi «toute implication libanaise dans la crise syrienne».

Le chef de l'État a récemment adressé des critiques sans précédent au Hezbollah en raison de son rôle en Syrie, l'appelant à ne pas «s'embourber dans les sables» de la crise voisine.

Il a aussi appelé une nouvelle fois la communauté internationale à «se rendre compte du danger que représente le fardeau de l'afflux continu de réfugiés de Syrie» au Liban, dont le nombre dépasse désormais un demi-million selon l'ONU.




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