Cent douze manifestants islamistes et laïcs accusés d'avoir participé en janvier à des rassemblements non autorisés au Caire, à l'occasion du troisième anniversaire de la révolte qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir, ont été acquittés dimanche par une cour d'appel.

Publié le 28 sept. 2014
AGENCE FRANCE-PRESSE

Depuis que l'armée a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, les autorités mènent une répression implacable contre tout type d'opposition dans la rue, islamiste comme laïque.

La répression visant les pro-Morsi a ainsi fait plus de 1400 morts, tandis que plus de 15 000 partisans du président égyptien déchu ont été emprisonnés.

Et le gouvernement a adopté en novembre 2013 une loi controversée interdisant toute manifestation sans l'accord préalable du ministère de l'Intérieur.

Les manifestants acquittés dimanche, des pro-Morsi, mais aussi des jeunes militants laïcs et de gauche, fer de lance de la révolte ayant chassé Hosni Moubarak du pouvoir en 2011, avaient été condamnés en première instance à un an de prison pour avoir pris part le 25 janvier 2014 à des manifestations non-autorisées qui avaient dégénéré en heurts avec la police, selon une source judiciaire.

Ce jour-là, au moins 49 personnes avaient été tuées à travers l'Égypte en marge de rassemblements similaires, marquant le troisième anniversaire de la révolte de 2011, et au moins 1079 manifestants avaient été arrêtés.

Dans une autre affaire, un tribunal du Caire a condamné dimanche douze étudiants à quatre ans de prison et à une amende de 100 000 livres égyptiennes (environ 15 500$ CAN) chacun pour manifestation illégale et des actes de vandalisme sur un campus universitaire dans l'est de la capitale.

Depuis la destitution de M. Morsi, des centaines de pro-Morsi ont été condamnés à mort dans des procès de masse expédiés en quelques minutes, pour des violences en marge de manifestations très durement réprimées par la police.

Et des dizaines de jeunes militants laïcs ont été emprisonnés pour avoir participé à ce que les autorités considèrent comme des manifestations illégales.