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Maldives: l'opposant en exil Nasheed renonce à la présidentielle

Mohamed Nasheed, 51 ans, a fait part de... (Photo Dinuka Liyanawatte, Reuters)

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Mohamed Nasheed, 51 ans, a fait part de sa décision après avoir été informé par la commission électorale qu'il était disqualifié en raison d'une condamnation judiciaire pour «terrorisme» en 2015, un jugement considéré par les Nations unies comme politiquement motivé.

Photo Dinuka Liyanawatte, Reuters

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Agence France-Presse
Colombo

L'ex-président des Maldives et opposant en exil Mohamed Nasheed a annoncé vendredi qu'il ne se présenterait pas à l'élection présidentielle de septembre contre le sortant Abdulla Yameen, qui a emprisonné tous ses principaux rivaux.

M. Nasheed, 51 ans, a fait part de sa décision après avoir été informé par la commission électorale qu'il était disqualifié en raison d'une condamnation judiciaire pour «terrorisme» en 2015, un jugement considéré par les Nations unies comme politiquement motivé.

«J'ai décidé de renoncer à ma candidature présidentielle», a déclaré le premier chef de l'État (2008-2012) démocratiquement élu de l'histoire de cet archipel touristique de l'océan Indien, qui vit désormais entre le Royaume-Uni et le Sri Lanka.

Qualifiant d'«illégale» la décision de la commission électorale, Mohamed Nasheed a toutefois indiqué que son Maldivian Democratic Party (MDP) concourrait bien au scrutin du 23 septembre et présenterait un autre candidat à sa place.

Élu en 2013 dans des circonstances controversées, le président Abdulla Yameen a mené ces dernières années une politique de répression féroce contre ses détracteurs.

Presque toute l'opposition politique est en prison ou en exil, la société civile muselée, malgré les protestations et pressions internationales.

Dans une décision surprise, la Cour suprême des Maldives avait cassé début février la condamnation de Mohamed Nasheed ainsi que celles d'autres opposants politiques.

Mais un coup de force du président Yameen, qui avait décrété l'état d'urgence et fait incarcérer deux des juges de la Cour, avait fait revenir la plus haute instance judiciaire du pays sur son arrêt.

Cette répression, qualifiée par l'ONU d'«attaque en règle contre la démocratie», a un peu plus entaché l'image de ce haut lieu du tourisme de luxe, associé dans l'imaginaire grand public aux plages de sable blanc et aux mers bleu turquoise.




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